Le porte-avions français « Charles-de-Gaulle », et ses 50 cas de Covid-19

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le porte-avions français "Charles-de-Gaulle", et ses 50 cas de Covid-19 à bord, est attendu à Toulon dimanche après-midi

Le porte-avions nucléaire, qui croisait dans l’Atlantique, avait annoncé mercredi avoir décidé d’avancer son retour en France après la découverte à son bord de cas suspects.

Bientôt la terre ferme pour le Charles-de-Gaulle. Selon le ministère des Armées, le porte-avions français est attendu dimanche 12 avril, « dans l’après-midi », à Toulon (Var). Avec à son bord, cinquante marins testés positifs au coronavirus.

Dès leur descente, les personnels vont être confinés pendant 14 jours « dans des enceintes militaires avant de rejoindre leurs foyers ». « Des capacités d’hébergement et d’alimentation seront mises en place sur les bases navales et aéronavales, pour assurer le meilleur accueil aux marins en quatorzaine », précise le ministère. L’équipage sera testé avant le retour des marins dans leur foyer et l’ensemble des bâtiments et aéronefs seront désinfectés « pour leur permettre de recouvrer au plus tôt leur pleine capacité opérationnelle ».

Origine de la contamination inconnue

L’origine de la contamination du navire n’est pas encore connue. Il n’a pas été en contact avec un élément extérieur depuis une escale à Brest le 15 mars. Il s’est donc passé trois semaines entre celle-ci et l’apparition des premiers cas.

Vendredi, le porte-parole de la Marine nationale avait relevé que les mesures de précaution applicables à l’époque à l’ensemble du pays avaient été respectées. « Je n’identifie aucune erreur d’appréciation », avait expliqué le capitaine de vaisseau Eric Lavault à l’AFP. Le processus de confinement et nettoyage des appareils constituera désormais une charge de travail très importante. Les appareils du groupe aérien embarqué et leurs équipages rejoindront leurs bases respectives.

Le bateau était en mission depuis le 21 janvier et avait passé plusieurs semaines en Méditerranée dans le cadre de l’opération Chammal, volet français de l’opération internationale Inherent Resolve en Irak et en Syrie. Il a croisé ensuite en mer du Nord et dans l’Atlantique pour des « opérations de sécurisation et de défense des approches maritimes européennes ».

Le cabinet de la ministre des Armées Florence Parly insiste sur le fait que la réduction de la mission du Charles-de-Gaulle ne pose aucun problème stratégique ou opérationnel. Elle a affirmé à plusieurs reprises que la pandémie n’empêchait pas les forces armées de remplir leurs missions ni de participer au combat contre la maladie sous le parapluie de l’opération Résilience.

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Maria Rodriguez
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