pour LR, deux revers historiques mais une grosse implantation dans les villes moyennes

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pour LR, deux revers historiques mais une grosse implantation dans les villes moyennes

Après un premier tour plutôt réussi, le parti de droite échoue dans les grandes villes, notamment à Bordeaux et Marseille. Mais ilconfirme son ancrage local dans un certain nombre decommunes et réussit quelques belles prises.

L’opération reconquête a été moins bien réussie qu’attendu pourLes Républicains au second tour des municipales, dimanche 28 juin. Après un premier tour plutôt encourageant, le parti de droite essuie de sérieux revers en perdant deux bastions historiques : Bordeaux et Marseille, ravis par les écologistes. Sans surprise, LR échoue également à Paris, où Anne Hidago devance largement Rachida Dati.

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Leparti de Christian Jacob se maintient en revanche à Toulouse et dans un certain nombre de villes moyennes. Il parvient même à gagner quelques mairies, comme Lorient ou Arles. On« renoue avec la victoire », s’est félicité Christian Jacob sur le plateau de France 2, revendiquantla victoire de son parti dans « plus de la moitié des villes de plus de 9 000 habitants ». « C’est de bon augure pour les élections sénatoriales, mais aussi départementales et régionales à venir », a-t-il pronostiqué.

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LR n’a pas conquis les électeurs desgrandes villes, à commencer par la capitale, Paris, où Rachida Dati n’est pas parvenue, malgré une bonne campagne, à combler la distance avec la maire sortante, Anne Hidalgo. La maire du 7e arrondissement ne recueille que33,8% des voix (contre 48,7% pour sa rivale socialiste).

A Bordeaux(Gironde), ancien fief d’Alain Juppé acquis à la droite depuisplus de 70 ans, la défaite est encore plus amère. L’alliance avecla liste du candidat LREM Thomas Cazenave a-t-elle coûté son fauteuil au maire sortantNicolas Florian? « C’est davantage LREM qui pâtit de ces alliances et il y a clairement une poussée verte dans les très grandes villes, où les résultats encourageants de LR au premier tour sont décevants au second », analyse pour franceinfo Stéphane Zumsteeg, directeur du département opinion de l’Institut Ipsos. Talonné au premier tour parl’écologiste Pierre Hurmic (34,55% contre 34,38%),allié à la gauche, Nicolas Floriana ainsi vu l’écart se creuser au second tour (44,12% des voix, contre 46,48% pour son rival).

A Lyon (Rhône), ville et métropole, les candidatsYann Cucherat (LREM) et François-Noël Buffet (LR) ont aux aussi échoué malgré l’alliance controverséeentreGérard Collomb, maire LREM sortant de Lyon, et Laurent Wauquiez, président LR de la région. Ce deal n’a pas permis de battre la tête de liste EELV Grégory Doucetà Lyon, arrivé en tête avec52,4% des voix, et celle deBruno Bernard à la métropole. « A Lyon, c’est avant tout la fin d’un cycle et un désaveu du maire sortant historique, Gérard Collomb », souligne Stéphane Zumsteeg.

Difficile d’en dire autant àMarseille(Bouches-du-Rhône), où la droite prend sans conteste une claque. Si le résultat global de l’élection n’était pas encore connu dimanche soir,Martine Vassal, héritière désignée du maire sortant Jean-Claude Gaudin, est battue dans son secteur (le 4e, qui regroupe les 6e et 8e arrondissements) par la candidate de la gauche Olivia Fortin.MartineVassal siègera au conseil municipal, mais sa défaite dansce secteur jugé imperdable par la droite, qui l’a toujours remporté au premier tour, affaiblit la droite.Lacampagne de la candidate LR a été entachée par l’ouverture d’une enquête mi-juin sur de possibles fraudes aux procurations chez Les Républicains.

Au premier tour, le parti de Christian Jacob était déjà parvenu à semaintenir en bonne position dans la plupart deses fiefs de taille moyenne, avec des victoires dans plusieurs villes arrachées à la gauche en 2014, commeReimset Caen.

Au second tour, le parti Les Républicainsa profité de la prime au sortant et réussi à garderLimoges(Haute-Vienne), ancien fief socialiste, où le maire sortantEmile Roger Lombertieobtient 58,96%.Même chose àSaint-Etienne(Loire), où Gaël Perdriau, en ballottage très favorable, récolte un peu moins de 59% des voix. Christian Estrosi, qui avaitrecueilli 47,6%dès le premier tour du scrutin, peut célébrer sa victoire àNice(Alpes-Maritimes) avec 59,3% des suffrages au second tour. A Romans-sur-Isère(Drôme),Marie-Hélène Thoraval garde son fauteuil de maire sans difficulté avec 53,52% des voix et à Evreux(Eure), Guy Lefrand reste en posteavec 50,97%.

A Toulouse,Jean-Luc Moudenc, le maire LR sortant soutenu par LREM,affiche une victoire confortable avec 51,98% des voix face à l’écologiste Antoine Maurice (48,01%), qui emmenait une large coalition vert-gauche.

Les candidats LR ont aussi bénéficié dela bérézinadeLa République en marche dansles villes où la majorité présidentielle s’est risquée à attaquer une municipalité sortante LR, comme àNîmes(Gard), où Jean-Paul Fournier garde son fauteuil avec 41,96% des suffrages, ouBelfort, où Damien Meslot reste maire avec 56,93% des voix. A Orléans(Loiret), Serge Grouard a remportélatriangulaire avec 40,29% des voix, face au maire sortant Olivier Carré, soutenu par LREM (27,98%).

Fort de sa dynamique dans ce scrutin local, LRa même réussi à ravir plusieurs villes, commeLorient, qui bascule à droite. Fabrice Loher, le candidat divers droite, qui dirigeait la liste Unissons Lorient, remporte une quadrangulaire avec 35,34% des voix, devant la liste union de la gauche deDamien Girard(32,83%).A Arles, l’ancien patron de France Télévisions Patrick de Carolis, qui a bénéficié du soutien de LR au second tour, a remporté dimanche la mairie d’Arles, tournant la page dedix-neuf ans de communisme dans la plus vaste commune de France.

La ville deMetz(Moselle) bascule également à droite, avecFrançois Grosdidier, arrivé en tête avec45,13% des voix devant le candidat écologisteXavier Bouvet(44,24%).A Auxerre(Yonne), Crescent Marault sort gagnant (49,02%)du match serré face au maire sortant divers gauche Guy Férez (38,43%), malgré l’alliance de ce dernier avecla candidate EELV Maud Navarre.

A Villeneuve-sur-Lot(Lot-et-Garonne),Guillaume Lepers tire son épingle du jeu avec49,8% des voix, à l’issue d’une quadrangulaire face à deuxcandidats de gauche, dont le maire sortant, Patrick Cassany (PS),et le candidat du RN Etienne Bousquet-Cassagne. Enfin àLisieux(Calvados), Sébastien Leclerc s’installe à la mairie à l’issue d’unetriangulaire, avec 44,02%des voix.

Source : France Info

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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