Quarante jours d’épidémie à la loupe

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Débordée par la pandémie de coronavirus, la France est entrée en confinement voilà un mois. On a vu émerger, à la télé ou sur Twitter, une passion soudaine pour l’infographie, baladée d’indicateur en indicateur au gré de ce qui a parfois trop vite été considéré pertinent : le nombre de cas, alors que certains pays testent dix fois plus que d’autres ; puis le nombre de morts, avant de réaliser que bien des bilans sont sujets à caution… Depuis un mois, il a donc fallu aller au-delà des indicateurs trop évidents, imaginer d’autres infographies. Nous avons rassemblé ici une partie d’entre elles, comme une photographie de la France et du monde confinés.

Le plus frappant, peut-être, est de voir comment, en une quarantaine de jours, la planète s’est mise sur pause (voir notre carte du monde évolutive dédiée). Aujourd’hui, une petite centaine de pays sont en confinement total ou partiel, et peu d’Etats restent sans décès. Les Etats-Unis, on l’a beaucoup dit, sont ceux en comptant le plus (environ 30 000). Mais c’est aussi le troisième pays le plus peuplé au monde… En réalité, le bilan américain est de 8,3 morts pour 100 000 habitants, soit beaucoup moins que la plupart des pays européens les plus touchés : le ratio est de 25,6 pour la France, et il dépasse les 35 morts pour 100 000 habitants en Italie, en Espagne, mais aussi en Belgique.

Ce calcul permet de corriger un biais des comparaisons internationales, celui de la population de chaque pays. Un autre moyen est de se contenter de comparer des entités proches : la France, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni, par exemple, pays voisins aux populations relativement semblables. Tous ont adopté un confinement de leur population. Pour quel résultat ? Leur infographie parallèle met en évidence un certain effet : le nombre de morts tend à atteindre un plateau, voire à redescendre, autour du 21e jour.

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A l’échelle de la France, ce sont les «cas graves», ceux placés en réanimation, qui semblent le mieux à même de mesurer l’impact du confinement. Le mot d’ordre «Restez chez vous» vise précisément à éviter que les services de réanimation des hôpitaux soient saturés. Or, dans les deux épicentres majeurs de la pandémie, l’Ile-de-France et le Grand-Est, ce nombre baisse : un maximum a été atteint début avril, et depuis, le nombre de cas présents en «réa» se stabilise, voire descend.

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Une situation permise par les nombreux transferts de patients, mais aussi par une baisse du nombre d’entrées en réanimation. A l’échelle de la France, ce recul est spectaculaire : depuis un pic à 771 le 1er avril, le nombre d’entrées quotidiennes a été divisé par trois en deux semaines.

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Département par département, l’effet du confinement se voit aussi. Le cartogramme des morts pour 100 000 habitants montre que le bilan est le plus lourd dans les épicentres d’origine. Aucun nouveau «cluster» n’a émergé depuis, le nombre de victimes augmentant progressivement et de façon assez homogène sur l’ensemble du territoire. Reste qu’au bout d’un mois de confinement, ces données sont plus des tendances que des certitudes, que le deuxième mois éprouvera.

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Baptiste Bouthier


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Julien Guillot


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Christelle Perrin

Source du post: liberation.fr

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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