qu’est-ce qu’un « masque grand public », que Macron veut généraliser à partir du 11 mai?

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qu'est-ce qu'un « masque grand public », que Macron veut généraliser à partir du 11 mai?

Lors de son allocution télévisée de lundi soir, Emmanuel Macron a annoncé qu’à partir du 11 mai, date jusqu’à laquelle le confinement « strict » est prolongé, il souhaite généraliser le port d’un « masque grand public ». 

« L’État, à partir du 11 mai, en lien avec les maires, devra permettre à chacun de se procurer un masque grand public pour les professions les plus exposées et pour certaines situations, comme dans les transports en commun, son usage pourra devenir systématique » a indiqué le chef de l’État.

Des écrans anti-postillons

Mais qu’est-ce exactement qu’un « masque grand public » et qu’elle est la différence avec un masque médical? Les premiers n’ont pas le même degré de protection que les seconds. Ils permettent uniquement de stopper les postillons et pour certains, de filtrer certaines particules. On les appelle aussi « masques alternatifs » ou « écrans anti-postillons ». 

Les soignants, eux, utilisent des masques dits chirurgicaux ou FFP2, qui protègent davantage et qui sont fabriqués industriellement. 

Des masques en tissu

Ces masques grand public sont souvent en tissu. Ils peuvent être cousus-main de façon artisanale. De nombreuses vidéos publiées sur Internet ces dernières semaines proposent des tutoriels pour les fabriquer avec différents matériaux ou dans différentes formes.

L‘Association française de normalisation (l’Afnor), qui a publié un « référentiel de fabrication des masques » décortiquant l’efficacité de protection des différentes formes et matériaux, conseille de privilégier des formes « bec de canard » et « trois plis ». Elle propose par ailleurs des patrons sur son site internet.

Une fabrication industrielle

Outre cette production personnelle, ils peuvent aussi être fabriqués de façon industrielle. Les autorités françaises ont ainsi déjà validé plus de 80 prototypes de ces masques non-médicaux, soumis par une quarantaine d’entreprises. Ces dernières, souvent issues de la mode et du textile, se sont reconverties alors que leur production tourne actuellement au ralenti. L’objectif du gouvernement est de produire au moins un million de masques par jour. 


Si l’on ne se sent pas de fabriquer son propre masque grand public, ou qu’au contraire on souhaite en offrir, il est possible de passer par le site de l’Afnor. l’institution a en effet mis en place une plateforme qui met en lien les offreurs et les demandeurs. 

Source de cet article

Marino Stozza
Marino Stozza
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