Sept questions que vous vous posez sur les adoptions d’animaux

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Sept questions que vous vous posez sur les adoptions d'animaux pendant la période de confinement

Alerté par les risques de saturation des refuges, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a consenti à faire preuve de tolérance. A compter de jeudi, les déplacements pour pouvoir adopter un animal sont désormais autorisés. Mais sous certaines conditions, vu le contexte d’épidémie de coronavirus.

C’est un signal d’alarme qui a été entendu. « Habituellement, nous recueillons tous les mois 3 600 animaux et nous en donnons autant à l’adoption. Là, nous sommes tout bêtement dans la situation d’un réservoir qui se remplit avec l’accueil d’animaux abandonnés, perdus ou errants, venant des fourrières. Mais s’il n’y a plus de places, prce qu’aucun animal ne sort, et personne pour les prendre, la réglementation pour ces structures, c’est l’euthanasie », déclarait il y a quelques jours Jacques-Charles Fombonne, le président bénévole de la SPA, à 20 Minutes. Le ministère de l’Intérieur a pris en compte cet appel. A partir du jeudi 16 avril, il est désormais possible de se déplacer pour adopter un animal dans un refuge. Franceinfo vous explique la marche à suivre.

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1Est-il possible de se rendre dans un refuge pour choisir un animal ?

Non. Depuis le début du confinement, les refuges pour animaux sont fermés au public. En revanche, le ministre de l’Intérieur a entendu l’appel lancé par Jacques-Charles Fombonne, le président de la SPA, et a autorisé la reprise des adoptions afin de soulager les refuges arrivés à saturation. Il est donc à nouveau possible d’adopter un animal, sous certaines conditions.

2Alors, comment faire si je souhaite adopter un animal ?

Tout dépend du refuge. Si vous souhaitez vous rendre dans un refuge appartenant à la SPA nationale, il faut tout d’abord choisir votre animal sur son site internet. Attention, tous les animaux ne sont pas adoptables. En vous rendant sur cette page, vous avez accès à tous les animaux actuellement placés en refuges, mais seuls ceux possédant la mention « solidaire » devant leur nom font partie du dispositif mis en place spécialement durant le confinement. Cette adoption dite « solidaire » est une adoption qui se fera sans contact direct avec les équipes du refuge, dans le but de les préserver d’un risque de contamination.

Les animaux qui sont éligibles à ce dispositif sont principalement des animaux sans problèmes de santé ni de comportement. Actuellement, sur les 3 832 animaux à l’adoption dans les refuges de la SPA nationale, seuls 787 sont candidats à cette adoption solidaire (322 chats, 446 chiens et 19 nouveaux animaux de compagnie ou NAC) sur l’ensemble des 64 refuges en France.

Une fois l’animal choisi, il vous faudra remplir un formulaire détaillant, entre autres, vos motivations et vos conditions de vie. Si votre candidature est retenue, vous passerez ensuite un entretien téléphonique puis un rendez-vous sera fixé pour venir chercher l’animal, contre un chèque de caution de 150 euros.

3Seuls les refuges affiliés à la SPA sont concernés ?

Non, tous les refuges qui le souhaitent proposent d’adopter des animaux. Outre la soixantaine de refuges de la SPA nationale, il existe en France plus de 400 refuges indépendants qui recueillent des animaux abandonnés, rappelle la Fondation 30 Millions d’amis. Mais quel que soit le refuge, il est inutile de vous déplacer. Contactez l’établissement au préalable pour connaître les modalités d’adoption.

Notez que certains refuges ont choisi de continuer à ne pas proposer d’adoptions, comme certaines SPA, indépendantes du réseau de la SPA nationale. C’est le cas de la SPA de Belfort (Territoire de Belfort), comme le rapporte CNews, et du refuge de la SPA de Bordeaux et du Sud-Ouest, situé à Mérignac (Gironde). Membre de la Confédération nationale des refuges de France, cet établissement, qui n’est pas encore saturé, préfère respecter le confinement, « pour la sécurité de nos salariés sur site », comme l’explique à Sud-Ouest Gaëlle Deffez-Rault, sa responsable communication.

4L’adoption est-elle définitive ?

Oui, il ne s’agit pas d’aider temporairement à désengorger certains refuges en devenant famille d’accueil uniquement le temps du confinement. Comme ne cesse de le marteler Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis, « un animal est un être vivant et sensible, que l’on accueille de manière responsable et réfléchie POUR LA VIE ! Faute de quoi nous risquons d’assister dans quelques semaines, ou dans quelques mois, à une vague d’abandons qui feraient à nouveau subir un véritable traumatisme à ces animaux ». C’est donc une grande responsabilité, qui vous engage à répondre à tous les besoins de l’animal, et pas juste un moyen de se distraire ou un prétexte pour pouvoir sortir. Selon les refuges, il pourra vous être demandé de revenir à l’issue du confinement pour régulariser votre adoption et vous acquitter des frais demandés.

5 Je dois cocher quelle case sur mon attestation de déplacement ?

Comme tout déplacement durant cette période de confinement, il vous faudra vous munir d’une attestation de déplacement dérogatoire. Sur cette dernière, il vous faut ensuite cocher la case « pour motif familial impérieux ».

6Peut-on aller chercher son animal en famille ?

Non, une seule personne est autorisée à se déplacer pour ce motif. Il n’est donc pas question d’emmener ses enfants lors de la venue au refuge.

7Sans adoption, les animaux des refuges vont-ils être euthanasiés ?

Non, les refuges pour animaux ne pratiquent pas l’euthanasie dite « de convenance ». En revanche, ces établissements recueillent des animaux récupérés par les fourrières. Et si les refuges n’ont plus la capacité de recueillir les animaux que leur dépose la fourrière, c’est effectivement une possibilité. Selon l’article L. 211-25 du Code rural, tout animal n’ayant pas été récupéré en fourrière au bout de huit jours ouvrés devient propriété du gestionnaire de la fourrière. Si celui-ci ne parvient pas à le confier à une association de protection animale, il est alors en droit de l’euthanasier.

Source : Franceinfo

Marino Stozza
Marino Stozza
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