Reprise de l’école : à Marseille, les profs attendent encore le mode d’emploi

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les Danois confiants dans la réouverture des écoles après le confinement

Combien de masques, de gants ? Cantine ou pas ? Rentrée fractionnée ou tous en même temps ? Les enseignants marseillais sont nombreux à afficher leur scepticisme après l’annonce, lundi, de la possible reprise de l’école le 11 mai. «Je ne vois pas comment on peut organiser tout ça de façon sécure. D’un autre côté, dans le quartier où j’enseigne, les élèves sont tellement en difficultés chez eux que ce n’est pas plus mal qu’ils reviennent», hésite encore un enseignant du très populaire 3e arrondissement de Marseille. Dans ce quartier comme dans d’autres très paupérisés de la ville, en plus d’assurer la continuité pédagogique, profs et parents d’élèves s’activent sur le terrain depuis le début de la crise sanitaire : épaulés par des associations, ils ont notamment monté de nombreuses cagnottes pour soulager les familles les plus modestes, dont la situation a encore été aggravée par le confinement.

«Criminalisation»

«Loin de soutenir les initiatives des écoles mobilisées autour de la solidarité, notre institution a commencé à menacer l’existence de ces cagnottes, voire même demander leur arrêt, au nom de la neutralité des agents», relève toutefois le SNUipp, syndicat du premier degré, qui dénonçait lundi une «criminalisation» de ces actions solidaires après que des enseignants aient fait remonter des «pressions» sur l’existence de ces cagnottes de la part de leur hiérarchie. Pour protéger ses troupes, le syndicat demande notamment à la ville d’ouvrir «clairement et officiellement» ses locaux pour faciliter le stockage et la distribution des produits. Autre requête, l’élargissement de l’aide municipale pour les 2 000 enfants bénéficiant de la gratuité de la cantine, versée via la CAF, aux 14 000 autres écoliers éligibles au demi-tarif. Alors que le président de la République a annoncé une reprise possible de l’école le 11 mai, ces demandes n’ont pour l’heure pas été suivies d’annonces concrètes de la mairie, relève Marsactu ce mercredi. Le site en ligne a toutefois pu joindre Danielle  Casanova, l’adjointe à l’éducation de la ville, qui se dit «favorable» à l’ouverture des écoles pour faciliter les distributions d’urgence. Ce n’est pas encore un «oui» officiel, mais on s’en approche.

 


Stéphanie Harounyan correspondante à Marseille

 

 

Source du post: liberation.fr

Maria Rodriguez
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