Découvrez notre sélection de films pour passer le temps pendant le confinement

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de la comédie au fantastique, découvrez notre sélection de films pour passer le temps pendant le confinement (4)

Les cinémas fermés, les sorties restreintes, il est possible de trouver tous les films, ou presque, en VOD et DVD. Nous vous suggérons une quatrième sélection d’oeuvres impérissables.

Coronavirus oblige, les sorties sont réduites, les cinémas fermés et les rayons DVD bouclés. Pour la famille et les cinéphiles, voici notre quatrième sélection triée sur le volet pour prendre le large. Chaque mercredi, retrouvez nos recommandations, tous genres confondus : familial, aventure, comédie, western, polar/thriller, fantastique/science-fiction, drame, guerre, et patrimoine. Pour voir notre première sélection cliquez ici, ou voir la deuxième et la troisième.

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Bannière promotionnelle de LaCinétek. (LaCinétek)

Plateformes de streaming et box donnent accès aux films par paiement, ou gratuitement durant cette période de confinement. Parmi elles, LaCinétek, la cinémathèque des réalisateurs, tous pays confondus, en partenariat avec le CNC. Olivier Assayas, Jacques Audiard, Bong Joon-ho, Laurent Cantet, Costa-Gavras, Arnaud Desplechin, Jacques Doillon, Pascale Ferran, Christophe Gans, James Gray, Michel Hazanavicius, Jean-Pierre Jeunet, Cedric Klapisch, Hirokazu Kore-Eda, Patricia Mazuy, Lynne Ramsay, Ira Sachs, Céline Sciamma, Bertrand Tavernier, Agnès Varda… sont de bon conseil.

Nombre de films de notre sélection sont disponibles sur LaCinétek, et tous sont accessibles en VOD sur les sites dédiés.

Si vous cherchez un film familial

Réalisateur cinéphile et très actif dans la restauration des films de patrimoine, Martin Scorsese ne nous a pas habitués aux films familiaux. C’est pourtant ce qu’il réussit en adaptant en 2011 le roman pour la jeunesse L’invention d’Hugo Cabret de Brian Selznick. Si Scorsese réalise Hugo Cabret, c’est qu’il met au cœur de son intrigue Georges Méliès, à la fin de sa fabuleuse carrière de pionnier du cinéma, devenu marchand de jouets, dans le Paris de 1931. Orphelin de douze ans, Hugo part à la recherche, grâce au facétieux vieillard (Ben Kingsley, parfait) et de sa petite fille, d’une clé pour réactiver un automate hérité de son père, qui va déterminer son destin.

Magnifique dans son intrigue, en grande partie située dans la gare de Lyon (avec un Sacha Baron Cohen burlesque), pimentée de reconstitutions de tournages tels que Méliès en pratiquait à Montreuil : un très grand film d’une beauté époustouflante et mené de main de maître.

Dans un autre registre, Miss Potter de Chris Noonan (Babe, le cochon devenu berger), avec Renée Zellweger, Ewan McGregor et Emily Watson, est le biopic de Beatrix Potter, l’auteure de la célèbre série d’ouvrages pour enfants, Pierre Lapin, les plus vendus au monde. Situé en pleine ère victorienne au XIXe siècle, Miss Potter (Renée Zellweger, également productrice) fait le portrait de cette femme qui, à 34 ans, a toutes les peines du monde à échapper au carcan familial, dans une société patriarcale où frémit une pensée féministe.

Miss Potter est une très belle évocation de la société corsetée victorienne. Elle illustre le combat d’une femme pour se faire reconnaître comme auteure et illustratrice, dans une reconstitution au cordeau, pour tous, avec des idées de mise en scène ponctuée d’animation : instructif, charmant et entraînant.

Si vous voulez rire un bon coup

Sorti en novembre dernier, La Belle époque, deuxième film de Nicolas Bedos, a remporté trois César en février : meilleur scénario (Bedos), meilleur second rôle féminin (Fanny Ardant) et meilleurs décors (Stéphane Rozenbaum). Daniel Auteuil convainc en célibataire revivant la première rencontre avec sa future femme en 1974, comme dans un jeu de rôles. L’écriture est originale et la mise en scène de Nicolas Bedos harmonieuse. Il renoue avec les meilleures comédies françaises des années 30-40, en collant au rythme américain des années 50. Avec ce je ne sais quoi qui donne la patte d’un cinéaste accompli, dès ce deuxième film, après le réussi Monsieur et Madame Adelman de 2017.

Nicolas Bedos retrouve dans La Belle époque sa coauteure et comédienne Doria Tillier, ici seulement actrice, toujours talentueuse (et pas assez présente au cinéma) en alter ego de Fanny Ardant, quarante ans auparavant. Un film enlevé, joyeux, inventif et positif, sur le temps, la nostalgie et l’amour.

La Règle du jeu de Jean Renoir 1939 est souvent qualifié de meilleur film français jamais réalisé, par un cinéaste au palmarès prestigieux (La grande Illusion, Le Carrosse d’or, Partie de campagne…). Cette reconnaissance vient de l’achèvement d’un goût français représenté à l’écran. Une saveur dans la précision d’écriture, d’interprétation, et de mise en scène, dans une intrigue qui progresse d’une insouciance parisienne, vers le tragique. Le film se révèle annonciateur de la Seconde guerre mondiale imminente, après le compromis de Munich de 1938, sans jamais y faire référence.

Renoir, également devant la caméra, qualifiait son film de « fantaisie dramatique« . Elle met en scène une gentry parisienne en villégiature lors d’une partie de chasse en Sologne, ponctuée de marivaudages, où se mélangent aristocrates et domestiques dans des frasques entremêlées. Pour François Truffaut, « La Règle du jeu constitue le credo des cinéphiles, le film des films ».

Si l’aventure vous en dit

L’Etoffe des héros de Philip Kaufman est un paradoxe qui a déplu au public américain en 1984, découvrant que l’on avait confié à un réalisateur d’origine russe l’évocation des débuts de la conquête spatiale américaine. Adapté du roman de Tom Wolfe, il part du franchissement du mur du son en 1947 par Chuck Yeager (Sam Shepard, mythique), pour finir sur le dernier vol Mercury, première étape du programme (1958-1963) qui mènera à l’alunissage de 1969. On est en pleine guerre froide et la Russie a lancé la course à l’espace en 1957 (Spoutnik 1), défi que se doivent de relever les Etats-Unis. Aventure historique menée avec un humour et un rythme décapant, L’Etoffe des héros est une perle, avec un casting cinq étoiles :  Sam Shepard, Ed Harris, Scott Glenn, Dennis Quaid, Barbara Hershey en tête. Mais aussi Fred Ward, John Goldblum, Veronica Cartwright et Pamela Reed, embarqués dans une aventure humaine et intime, où la place des femmes n’est jamais négligée.

Une vision impressionnante reconstitue un pan peu connu de l’histoire spatiale dans des images spectaculaires et réalistes, avec un humour constant, mais aussi une poésie, lors du vol magistral de John Glenn (Ed Harris) de 1962. Mais bien d’autres scènes ponctuent ce film remarquable qui n’a pas pris une ride et que l’on redécouvre à chaque fois.

La meilleure adaptation de L’ile au trésor (1883), d’après Robert Louis Stevenson, est sans doute celle de 1934, signée Victor Fleming (Autant en emporte le vent, Le Magicien d’Oz). Wallace Berry y campe l’inoubliable pirate Long John Silver qui, au côté du jeune Jim Hawkins (Jackie Cooper), embarque dans la plus grande chasse au trésor jamais écrite, et réalisée. Un merveilleux classique dans la plus pure tradition hollywoodienne de l’époque.

L’introduction dans le tripot où Lionnel Barrymore fait chanter à toute l’assemblée Dix-sept hommes sur un cercueil noir, et une bouteille de rhum reste gravée dans le marbre. Ambiance gothique, bateau majestueux voguant sur les mers du sud, mutinerie et île paradisiaque, ponctuent ce film dont les images évoquent les gravures d’un Gustave Doré. Un des plus grands films d’aventure réalisés.

Si vous êtes un peu à l’Ouest

Amoureux des westerns spaghettis, Quentin Tarantino nous offre peut-être son meilleur film avec Les 8 salopards qui en recèle bien des aspects. Comme un goût de parachèvement tardif du genre, avec Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh, Tim Roth et Bruce Dern, dans un huis-clos tendu et explosif aux petits oignons, sauce tomate en sus, comme l’aime son réalisateur. Avec sa longue scène d’introduction dans un far west enneigé (référence au Grand silence de Sergio Corbucci), enchaînant sur une confrontation verbale de haut vol autour d’une prisonnière (Jennifer Jason Leigh, exceptionnelle), emmenée par un chasseur de primes trop sûr de lui (Kurt Russell), le film vaut par une dramaturgie sans faille dans un décor qui participe comme rarement à l’intrigue.

Le rebondissement final est passionnant et plein de suspense, avec une conclusion apocalyptique dans la tradition du metteur en scène. Presque théâtral, le film se prêtrait bien à une adaptation sur scène, bien qu’il soit éminemment cinématographique. Du très grand art, bien supérieur à son dernier Il était une fois… à Hollywood.

Remake éponyme du classique de Delmer Daves en 1957, 3h10 pour Yuma version James Mangold (Le Mans 66, Logan) confirmait en 2008 la haute tenue de ce cinéaste, parmi les meilleurs américains du moment. Avec des acteurs au top tels que Russell Crowe, Christian Bale et Peter Fonda, il nous emmène d’un ranch en difficulté, jusqu’à  la gare de Yuma où doit être transféré un despérado charismatique (Russell Crowe).

Sous la houlette d’un fermier malmené (Christian Bale) en quête de reconnaissance par son fils, l’aventure devient initiatique, pour l’un comme pour l’autre, dans une mise en images somptueuse du grand ouest. Un western classique, mais qui acquiert une identité propre grâce au talent de son metteur en scène qui ne trahit jamais la tradition tout en l’actualisant.    

Si vous voulez en faire un drame

Premier film de Joseph L. Mankiewicz en 1946, Le Château du dragon, rappelle dans ses grandes lignes Rebecca, le premier film américain d’Alfred Hitchcock de 1940. Le grand Hitch adoptait le roman de Daphné Du Mourier, Mankiewicz celui d’Anya Seton, moins connue, mais auteure américaine de plusieurs best-sellers. Les deux films s’identifient en mettant en scène deux jeunes femmes mariées à des artistocrates, logées dans un lugubre château où plane toujours l’âme d’une épouse défunte. Si Rebecca est un grand film, Le Château du dragon vaut notamment pour la prestation de Gene Tierney et de Vincent Price qui obtient là le seul premier grand rôle de sa carrière dans une production de prestige. Inquiétant à souhait, il sera confiné dans des productions fantastiques plus modestes, telles que celles de Roger Corman pour rester à jamais une star de l’épouvante.

Rebecca et Le Château du dragon sont imprégnés d’une image gothique propre aux films de fantômes, sans jamais faire appel au surnaturel, mais tout en le suggérant. L’interprétation de l’intrigue est plus sociale et psychologique, une approche que l’on retrouvera bien plus tard dans Rosemary’s Baby (1967) de Roman Polanski, détachée de l’ambiance gothique, et qui révolutionnera le cinéma fantastique.

Polanski, justement, offrait Tess en 1979, où éclatait à l’écran une jeune actrice qui allait marquer toutes les années 1980, Nastassja Kinski. C’est la défunte épouse de Polanski Sharon Tate (à laquelle le film est dédié) qui lui avait suggéré d’adapter le roman Tess d’Uberville de Thomas Hardy (1840-1928). Un récit cruel sur la condition féminine en pleine première révolution industrielle en Angleterre.

Mélodrame flamboyant, Tess, à travers le destin tragique d’une jeune femme confrontée à un mariage avorté qui la conduira au meurtre, reconstitue l’Angleterre rurale du XIXe siècle avec une précision et une beauté inégalées. Le film fut pourtant tourné en France, dans des conditions climatiques épouvantables qui mirent le producteur Claude Berri au bord de la faillite. Le compositeur Philippe Sarde signe également avec ce film l’une de ses plus belles partitions.

Si vous voulez courir sous les bombes

Clint Eastwood ne s’est pas beaucoup distingué dans les films de guerre (acteur dans Quand les aigles attaquent), mais réalise un coup de maître en 2006 avec Mémoires de nos pères sur la guerre contre le Japon. Il prend comme point départ la célèbre photo de Joe Rosenthal représentant des GI hissant le drapeau américain sur le mont Suribachi, à l’issue de la bataille sur l’île japonaise d’Iwo Jima durant la Seconde Guerre mondiale. Icône de la victoire américaine sur le Japon, et du patriotisme nationale, Eastwood la déconstruit en menant une enquête afin de décrypter l’histoire de cette photo par le témoignage de ceux qui y figurent et y ont survécu.

Et c’est l’histoire officielle que démonte Eastwood, sur le mode d’un jeu de flash-backs, où se reconstitue le puzzle d’une propagande puissante, au détriment de la reconnaissance des héros anonymes, figures tutélaires chez Eastwood. Le film a été prolongé d’une suite, Lettres d’Iwo Jima, où le cinéaste raconte la même bataille du point de vue japonais.

Réalisateur peu prolifique (six films entre 1964 et 1985), Elem Klimov signe son dernier opus avec Requiem pour un massacre, rare récit sur l’invasion allemande de la Biélorussie en 1943. Il retrace le parcours picaresque d’un adolescent s’engageant auprès des troupes russes contre l’envahisseur, ponctué de pastorales où se joue son éducation sentimentale. Pris dans la violence des combats, et dans la vie de garnison, il deviendra le témoin de l’un des plus de 600 massacres nazis de villages biélorusses, comparables à celui d’Oradour-sur-Glane en France.

Un film initiatique et le témoignage sur un aspect méconnu de la Seconde Guerre mondiale, habité d’une tension dramatique et d’images parfois aux limites du supportable pour les plus sensibles. Un grand film de guerre par son sujet et les valeurs humaines mises à mal qu’il dénonce.

Si vous voulez mener l’enquête

Al Capone est un sujet rêvé pour le cinéma, par son histoire rocambolesque et la fascination qu’opère la pègre sur le cinéma et le public. Parmi les films les plus marquants émerge Scarface d’Howard Hawks, produit par Howard Hughes. Le film sort en 1934, deux ans après sa réalisation, étant jugé par la censure trop complaisant envers Capone (Tony Camonte dans le film, interprété par Paul Muni), et trop violent. Il reste l’archétype des films de gangsters, où l’on reconnait au passage Boris Karloff, tout juste sorti de son interprétation du monstre de Frankenstein dans le film de James Whale de 1931.

Scarface fait l’objet du célèbre remake qu’en donna Brian De Palma en 1984 avec Al Pacino et Michelle Pfeiffer. Comme Hawks, il ne lésine pas sur la violence, dont il est coutumier, pour raconter l’ascension de Tony Montana (Pacino), réfugié cubain à Miami après l’ouverture des frontières américaines. Son parcours est calqué sur celui de Capone, dans le contexte actualisé du trafic de cocaïne, exponentiel dans les années 1980, sur un scénario malin d’Oliver Stone (Platoon). De Palma reviendra sur Capone dans Les Incorruptibles (1987) avec Robert De Niro, Kevin Costner et Sean Connery.

Un quatrième film, passé plus inaperçu est L’Affaire Al CaponeLe Massacre de la Saint-Valentin, sorti en 1967 par Roger Corman. Plus coutumier du cinéma fantastique, avec sa série de films librement adaptés d’Edgar Poe, le réalisateur-producteur le plus actif des Etats-Unis réalise un film des plus fidèles à cette tuerie de sept gangsters qui installait en 1929 Capone à la tête de la pègre de Chicago.

Si vous voulez avoir peur ou voir le futur 

Prix de feu le Festival d’Avoriaz en 1974, Phantom of the Paradise de Brian De Palma fait partie de ces vrais films culte, pour ceux qui l’ont vu à l’époque, et qui ne cessent de le partager depuis. Adaptation détournée du mythe de Faust mélangé au Fantôme de l’Opéra de Gaston Leroux, Phantom of the Paradise est un pur produit des années 1970, avec sa bande originale signée Paul Williams, alors star de la pop, qui interprète Swan, l’alter ego de Faust dans le film. Après plusieurs films engagés au succès limité depuis 1962, puis le thriller fantastique Sisters (1973), le réalisateur passe à la vitesse supérieure. Son génie de la démesure dans la mise en scène éclate ici pour la première fois.

De Palma règle ses comptes avec Hollywood, en projetant dans le monde musical ce qu’il a subi dans sa profession, en passant de l’artisanat à l’industrie, comme le rock au seuil des années 1970. La dimension fantastico-musicale du film mène souvent à le comparer à The Rocky Horror Picture Show (1976), à l’origine du phénomène où les spectateurs jouent le film dans la salle (toujours chaque vendredi à minuit au Studio Galande à Paris). Rock, baroque, gothique, fantastique, Phantom of the Paradise est un moment de pure jouissance, toujours renouvelé.

Après Star Wars en 1977, les films de l’espace envahirent les écrans avec une régularité industrielle. Alien en 1979 donna une direction inédite au genre en le mêlant d’horreur, avec une image réaliste qui émancipa le genre de sa seule dimension de « fantasy » à la Flash Gordon. En 1981, Outland de Peter Hyams, avec Sean Connery, marchait sur les pas d’Alien en adaptant le scénario du célèbre western de Fred Zinnemann, Le Train sifflera trois fois, au cadre d’une exploitation minière sur Io, lune de Jupiter.

A la tête de la sécurité du complexe, le sheriff O’Neil (Sean Connery) doit faire face à une hécatombe parmi les mineurs, consommateurs d’une drogue de synthèse qui décuple leur rendement. Hyams dépeint avec un immense talent la cité minière sous toutes ses coutures, donne un rôle héroïque et sensible à Connery qui se donne à fond, sur un scénario ingénieux, avec des images magnifiques. Encore remarquable, Jerry Goldsmith compose pour le film une partition de premier ordre.

Si revisiter le patrimoine vous tente

Répertorié comme documentaire, La Sorcellerie à travers les âges (Haxan en VO) du Danois Hans Christensen en 1922, relève plutôt du docu-fiction. Il reconstitue des épisodes célèbres de l’histoire de la sorcellerie en Occident, depuis le moyen-âge jusqu’à son interprétation psychanalytique au début du XXe siècle. La mise en images de Christensen est spectaculaire, parfois burlesque, et fidèle à l’imagerie médiévale, dans de superbes reconstitutions qui évoquent les suspicions de sorcellerie vis-à-vis de villageois (plus souvent des villageoises), leur arrestation, soumission à la « question » (tortures) par l’Inquisition, jugements et condamnations.

Une incroyable scène de sabbat, ou plane l’esprit de Jérôme Bosch, est au cœur du film, ainsi qu’une évocation détaillée de la célèbre affaire des possédés de Loudun (1630), interprétée sous un angle psychanalytique peu commun pour l’époque. Plusieurs versions circulent, avec des accompagnements musicaux pas toujours heureux… L’une d’elles est commentée par le romancier de la Beat generation William Burroughs (!) et une autre, en français, par Jean-Pierre Kalfon.

Buster Keaton est aux côtés de Max Linder, Charlie Chaplin ou Harold Lloyd, à la tête de classiques incontournables du burlesque à partir de 1917. Surnommé « l’homme qui ne sourit jamais », pour la figure taciturne qu’il affiche dans tous ses films, il était à la fois réalisateur et interprète. Parmi ses titres les plus célèbres : La Croisière du Navigator (1924), Ma vache et moi (1925), Les Fiancées en folie (1925), Le Mécano de la « Général » (1926), Cadet d’eau douce (1928), ou L’opérateur (The Cameraman, 1928). Il sera un des rares cinéastes et acteurs toujours présents après le passage au parlant en 1927, jusqu’à sa mort en 1966.

Les fiancées en folie est particulièrement truculent, avec son millier de jeunes femmes poursuivant Buster à travers la ville, à pied, à cheval et en voiture, après un quiproquo. Cadet d’eau douce fit, lui, l’objet d’une adaptation par Walt Disney, dans la première apparition officielle de Mickey Mouse au cinéma en 1928.
Source : Franceinfo

Marino Stozza
Marino Stozza
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