Stage annulé, projet d’échange compromis…Le stress des étudiants après l’annonce de la non-réouverture des universités

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stage annulé, projet d'échange compromis...Le stress des étudiants après l'annonce de la non-réouverture des universités

Si la plupart des examens pourront se passer en ligne, écoles et universités n’ont pas encore trouvé de solution pour les travaux pratiques.

L’annonce de la réouverture progressive des établissements éducatifs, des crèches aux lycées, à partir du 11 mai suscite souvent interrogations et inquiétudes chez les enseignants et les familles qui attendent des garanties sanitaires avant de reprendre le chemin de l’école. Les étudiants, eux, ne retourneront pas en cours, aucune université ni école supérieure n’accueillera du public avant l’été. Mais ils ne sont pas pour autant rassurés car le confinement met parfois en péril leur projet professionnel.

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Noémie, 22 ans, peut bien se passer des bancs de la fac de Bordeaux, elle a terminé ses cours magistraux en février. Mais pour valider son cursus en commerce et stratégie internationale, elle devait partir trois mois en stage en Colombie. « Tout était prévu, j’avais rendu mon appartement, j’avais pris mes billets, raconte l’étudiante. Cela aurait été mon premier stage de longue durée donc oui, je comptais vraiment sur ça pour valoriser mes compétences, pour m’insérer dans le monde professionnel, donc là, c’est assez difficile. »

Noémie cherche à retrouver vite un autre stage en France ou en Europe, faute de quoi elle devra redoubler son année : « Déjà ce n’est jamais facile en tant qu’étudiante de trouver un stage, encore plus quand on est dans une filière universitaire, explique-t-elle. Il y a beaucoup moins d’annonces qu’en temps normal, on a peut-être plus de concurrence parce qu’il doit y avoir plein de gens qui sont dans la même situation. Donc c’est vrai que c’est une source de stress assez importante. »

Même dépit pour Pauline, 21 ans, en 4e année d’école d’ingénieure spatiale. Un stage à Ariane groupe et six mois dans une université américaine prestigieuse, « ma route était tracée », dit-elle. « Il me restait un mois de cours avec une semaine de partiels, quatre mois de stage et après mon semestre de cinquième année en échange. Aujourd’hui c’est assez difficile de se projeter, on attend tous des nouvelles de l’école. C’est une frustration. »

Source : Franceinfo

Marino Stozza
Marino Stozza
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