sur le site de PSA Peugeot-Citroën, on fabrique des respirateurs pour soigner les malades du coronavirus

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sur le site de PSA Peugeot-Citroën, on fabrique des respirateurs pour soigner les malades du coronavirus

Face à la pénurie, l’industriel automobile s’est lancé dans la fabrication de respirateurs pour les hôpitaux, indispensables pour soigner les malades du Covid-19.

À l’entrée de l’usine éphémère, trois ouvriers en combinaison intégrale, portant des  masques et des gants. Afin d’entrer à l’intérieur, première étape : ils prennent la température de chaque personne avec un capteur au niveau du front. « 36,2 °C ! » C’est bon, on passe à l’étape suivante : lavage des mains au gel hydroalcoolique avant de recevoir un masque et une paire de lunettes en plastique pour éviter aussi les contacts avec les yeux, en pleine épidémie de coronavirus.

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« Tout est à l’arrêt, mis à part l’atelier de fabrication des respirateurs artificiels. Il y a 15 jours, c’était un espace vide ici », explique Frédérique San Marco, responsable communication du site de PSA Peugeot-Citroën. Les fournisseurs leur amènent directement les pièces pour produire les respirateurs. Au total, il faut 300 pièces par respirateur. « L’essentiel de l’activité, c’est vraiment de l’assemblage de très petites pièces. Vous allez voir, des outils avec lesquels on n’a pas l’habitude de travailler puisque là on est plus sur le tout petit tournevis, la pince à épiler », affirme Frédérique San Marco.

Depuis le 9 avril, le site industriel de PSA Peugeot-Citroën vient en renfort au seul producteur français de réanimateurs, l’entreprise spécialisée Air liquide Medical Systems, située à Antony, en région parisienne. C’est elle qui recevra, une fois assemblés par PSA, les cœur des respirateurs, afin de finaliser le montage et tester les appareils. Comme annoncé par Emmanuel Macron, l’objectif est d’atteindre les  « 10 000 respirateurs » fabriqués d’ici mi-mai.

« On ne fait évidemment absolument aucun argent sur ces activités », assure Yann Vincent, directeur industriel du groupe PSA. « On n’est vraiment pas sur le coeur de notre métier, sur la fabrication automobile. On est quasiment sur de l’horlogerie. »

Aujourd’hui, on pense en produire un petit peu moins de cent mais on ne voit aucune difficulté pour monter aux 300 par jour.Yann Vincent, directeur industriel du groupe PSAà franceinfo

Franck Guérin est là pour coacher et aider les équipes à appréhender tous les outils de PSA : « On a construit une équipe de 95 personnes. Tous sont volontaires pour venir travailler. » Parmi eux, Valérie contrôle les appareils une fois qu’ils sont terminés. Un appareil d’à peu près 20 cm, « en métal, avec des tuyaux en caoutchouc. Ça ressemble à un cube, il y a des boulons un peu partout, des vis », décrit la salariée.

Michel, 49 ans, est responsable d’unité. Il s’est spontanément présenté en tant que volontaire. « C’est un engagement, sauver des personnes », explique-t-il. « Ma femme travaille tous les jours aux hôpitaux de Paris, alors je me suis dit ‘pourquoi rester à la maison et ne pas venir directement travailler aussi comme elle’ ? »

Source : Franceinfo

Marino Stozza
Marino Stozza
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