Test du HomePod mini, entre musique et domotique, la petite enceinte connectée d’Apple séduit malgré ses défauts

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Test du HomePod mini, entre musique et domotique, la petite enceinte connectée d’Apple séduit malgré ses défauts

Il y a désormais suffisamment d’enceintes connectées sur le marché, de toute marque etde toute taille pour que ce soit clair dans la tête de tout le monde :ces appareils sont bienplus qu’un moyen d’écouter de la musique. Il y a derrière cette variété de matériels en constant enrichissement plusieurs batailles qui se livrent. Celles des services musicaux bien entendu, celle évidente des assistants vocaux, et plus discrètement celle du futur, ou plus exactement de la maison du futur.

Car, chaque enceinte porteuse d’un assistant est un pied glissé dans la porte, une main mise sur notre quotidien, car l’assistant ne vient pas seul, il s’accompagne, comme dans une vaste parade, d’un long cortège de services et d’applications, qui virevoltent dans un vase plus ou moins clos. Google et Amazon règnent en maître dans cette course, motivés autant par le contrôle de votre maison connectée aujourd’hui et demain, que par la récupération de vos données présentes.

Dans ce paysage, Apple occupe une place à part, pour au moins deux raisons. D’une part, il crie haut et fort, ne pas vouloir de nos données. Et il est vrai que pour l’instant ses paroles semblent coller à ses actes. D’autre part, il n’avait introduit sur le marché qu’un modèle d’enceinte, leHomePod, haut de gamme et assez coûteux, puis plus rien… Pas facile, dès lors, d’être même considéré comme un concurrent sérieux d’Amazon ou Google. Mais voilà, après des années de rumeurs, le géant de Cupertino a profité d’une de ses conférences de rentrée pour lancer son HomePod mini, qui mise sur un prix abordable – 99 euros, tout de même –, pour partir à l’assaut du monde. Mais a-t-il d’autres arguments pour emporter votre suffrage?

«C’est pas un tuyau, c’est une boule…»

Attendu depuis presque aussi longtemps que le HomePod, son grand frère,le HomePod mini porte bien son nom. Son design sphérique, dont les pôles ont été aplatis, est aussi plaisant à l’œil que discret sur un meuble, dans votre salon, une table de chevet ou une cuisine. Il mesure 8,43 cm de haut, pour 9,8 cm à son plus large. Comme le grand modèle, il est décliné en recouvert d’un textile maillé conçu pour laisser passer le son et est disponible en deux coloris: gris sidéral et blanc.

Fidèle à la simplicité de son aîné, il s’installe en un clin d’œil. On connecte son câble USB-C au chargeur 20 W (blanc… même si le HomePod est noir et le câble aussi), on branche le tout au secteur, et, en quelques minutes, et grâce à un iPhone ou un iPad, il est configuré. L’application Maison joue évidemment un rôle central et si son ergonomie est perfectible, elle offre au moins le mérite de la simplicité. Deux remarques, cependant, sur l’alimentation du mini. D’une part, le câble ne peut être détaché du HomePod. D’autre part, il ne mesure que 150 cm environ. L’enceinte ne pourra donc pas être installée trop loin d’une prise.

Au sommet du mini, on trouve une surface tactile en plastique, au toucher solide. Elle permet beaucoup de choses pour un espace si compact. Tout d’abord, elle vous donne accès aux réglages du volume sonore. A ce sujet, on regrettera qu’aucune indication ne précise où on se trouve des réglages minimal et maximal. Pour être sûr de son choix, le mieux est encore de demander à Siri de régler le volume à 50 ou 25%.

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Par d’ailleurs, cette surface tactile permet justement d’invoquer Siri, en maintenant une pression longue, sans avoir à prononcer les célèbres mots-clés. C’est évidemment pratique quand on se trouve juste à côté ou ne souhaite pas faire trop de bruit quand tout le monde dort. A ce sujet, dommage que Siri n’ait pas l’intelligence de tenir compte de l’heure, par exemple, pour ne pas répondre un tonitruant: «Bien sûr, j’allume la lumière tout de suite», quand vous souhaitez y voir un peu plus clair au petit matin, et que la maisonnée est encore endormie. Mais c’est le lot de tous les assistants du marché…

Cette surface tactile sert aussi à commander la musique. Selon le nombre de fois où vous appuyez, vous pourrez arrêter le morceau en cours de lecture, passer au suivant, revenir en arrière, etc.

L’ensemble est réactif mais il arrive parfois qu’on stoppe la lecture au lieu de baisser ou monter le son. Un détail, parfois agaçant quand on règle le son justement pour profiter pleinement d’un passage qu’on aime dans un morceau.

Enfin, pour en terminer avec ce mini écran, comme sur le grand HomePod, des LED multicolores donnent vie à Siri ou à l’action en cours, une pulsation blanche quand vous écoutez de la musique, une roue colorée en forme de mini aurore boréale quand Siri tend l’oreille ou encore une aura verte si vous passez ou recevez un appel depuis le HomePod mini. C’est pratique, mais la position de l’écran fait que, comme sur le grand HomePod, mieux vaut être tout proche pour bien voir que l’enceinte s’est activée – on aura en effet tendance à supprimer le son d’activation. Toutefois, précisons qu’au cours de notre utilisation, nous n’avons quasiment pas eu de ratés qui verraient Siri rester sous la couette quand on la sollicite. Un bon point.

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Bien que plus compact que son aîné, le HomePod mini embarque tout de même quatre microphones. Trois sont là pour vous entendre murmurer ou beugler le sésame «Dis, Siri», tandis que le quatrième a pour rôle de permettre à l’enceinte de savoir ce qu’elle diffuse et donc d’annuler ce «bruit» quand vous lui parlez, même avec le volume poussé à fond. Malin, pratique et très efficace.
En revanche, on s’étonnera qu’Apple, chantre de la défense nos vies privées, ne se soit pas donné la peine, cette fois encore, d’ajouter un bouton physique pour couper les micros du mini.

Le HomePod mini agrandit un mini écosystème

Avant de nous pencher sur le berceau de Siri, faisons un rappel utile. Le HomePod mini pourra sonoriser vos séances cinéma utilisant l’Apple TV, il pourra également passer un appel quand votre iPhone est connecté au même réseau local sans-fil, il servira éventuellement d’enceintes d’appoint à votre iPad ou MacBook Pro, si vous avez autoriséles appareils connectés au même réseau Wi-Fi à y accéder, etc.

Vous l’aurez compris, comme son grand frère, le HomePod mini n’a de sens et d’intérêt que si vous baignez de manière importante dans l’écosystème Apple. Le malheureux qui utilise un smartphone Android dans votre famille sera grandement handicapé, pour ne pas dire exclu. Ne serait-ce que pour diffuser de la musique sur les mini, il faut utiliser un appareil compatible avec la technologie AirPlay.

Quand on est dans l’univers Apple, en revanche, la magie opère à plein. Vous écoutez de la musique sur votre iPhone, tapotez-le sur le sommet du mini et la lecture sera transférée aussitôt vers l’enceinte – et cela marche aussi dans l’autre sens, si vous partez et souhaitez continuer l’écoute d’un podcast, par exemple. Une limitation toutefois, il faut que votre iPhone soit équipé de la puce U1, ce qui est le cas de tous les iPhone sortis depuis 2019, à l’exception de l’iPhone SE 2020.

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Le HomePod mini est donc Apple centrique, et encore bien fermé. Néanmoins depuis 2018, Apple a fait des efforts pour ouvrir son univers, parfois avec succès, parfois non. Ainsi, il est possible techniquement de remplacer Apple Music comme service musical par défaut. Aux Etats-Unis, Pandora a sauté le pas… Problème, en France, personne pour l’instant ne semble s’y risquer. Spotify ne paraît pas s’y préparer, ou alors en secret, tout comme Deezer.
Par ailleurs, Apple a ouvert (un peu, pas assez, hélas) son enceinte à d’autres services ou applications. Il est ainsi possible d’ajouter des tâches à unetodo listcréée dans Things ou encore Omnifocus depuis le HomePod mini. On peut aussi envoyer des messages à ses contacts via WhatsApp, Skype ou encore LinkedIn. Evidemment, pour cela, ne cherchez pas de clavier, il n’y a qu’une solution: Siri.

Siri, un bel atout… mais encore beaucoup de défauts

Avec le mini, Apple nous a promis que Siri était devenu plus malin, plus savant au moins. L’assistant né dans les iPhone connaîtrait ainsi vingt fois plus de «faits» et serait deux fois meilleur en reconnaissance vocale.
Effectivement nous n’avons eu que de rares incompréhensions de sa part, ce qui est plutôt une bonne chose, même si tout n’est pas encore parfait et offre parfois quelques beaux fous rires – quandShake if off, de Taylor Swift, devient ainsiChiquita, de Tyla Yaweh, l’effet de surprise est… assuré.

La bonne nouvelle, c’est que le HomePod mini est suffisamment discret et accessible pour se faire omniprésent et nous permettre de davantage délaisser notre iPhone à la maison. Plus besoin de son smartphone pour envoyer un message, faire découvrir un groupe aux enfants ou se rappeler «quel est le titre du dernier James Bond» (encore que si vous posez la question comme elle est formulée ici, vous ne serez pas très avancé… Sa réponse étant alors «James Bond». Merci, Siri). Pouvoir davantage délaisser son iPhone et ses notifications est en soi un bon argument pour adopter le HomePod mini.

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D’autant que certains des «embarras» de Siri nous semblent provenir de micro-déconnexions Wi-Fi. Après avoir essayé différentes solutions sans-fil, le problème a persisté ponctuellement, même quand le HomePod mini est tout à côté du routeur. A noter que sur quatre modèles, seul un semblait rencontrer ce problème. C’est comme si le mini perdait les pédales ou, en tout cas, sa connexion à Internet…Il se retrouve alors incapable de faire quoi que ce soit. Heureusement, cela ne dure jamais plus de quelques secondes.

Après avoir fait un tour sur les forums d’Apple, il semblerait que nous ne soyons pas les seuls à avoir rencontré ce souci. Espérons qu’Apple trouvera une parade logicielle.

Pour ce qui est des connaissances, nous lui avons soumis des calculs «mentaux» alambiqués ou posé quelques questions basiques, et Siri s’en est sorti honorablement. Malgré quelques ratés embarrassants. Répondre:«La fonction de Jean Castex est premier ministre français»à la question«Qui est le premier ministrefrançais ?»n’est pas très naturel mais tout à fait acceptable. En revanche, réciter la fiche technique du filmLe Premier ministre, de Thorold Dickinson quand on lui demande juste «Qui est le premier ministre?» est sans doute moins pardonnable… Tous les assistants assument ce genre de ratés, mais Siri nous semble encore en retrait par rapport à Google Assistant.

Plus embêtant au quotidien, on notera deux limites. La première est qu’en français, le HomePod mini n’est toujours pas capable de faire la différence entre les utilisateurs. Ce qui veut dire que si vous décidez d’activer les «requêtes personnelles», ce qui est nécessaire pour pouvoir passer des appels depuis un HomePod ou consulter votre agenda, par exemple, tout le monde pourra accéder à certaines de vos données (messages, notamment) tant que votre iPhone sera à portée. Dommage.

La deuxième est plus agaçante. On regrettera vivement que Siri ne soit pas capable de gérer deux commandes successives en une seule phrase, comme par exemple:«mets France Inter et éteins la lumière». Il faudra donc formuler deux requêtes et réveiller l’assistant à deux reprises. Autrement dit, au lieu de fluidifier, Siri ralentit, malgré une réactivité sans faille, assurée par le S5, la puce de la Watch Series 5 et de la Watch SE.

Dans un autre ordre d’idée mais qui montre les limites de son intelligence pratique, si vous lui demandez: «allume la lampe de la fenêtre» alors qu’elle est baptisée «Lampe fenêtre», il vous faudra reformuler votre requête. Parfois, si on a son iPhone à la main, il est plus rapide de passer par les raccourcis d’iOS. Et les raccourcis, parlons-en brièvement, Siri peut accéder à ceux de votre iPhone si vous en avez créés que ce soit pour contrôler votre domotique d’un bloc (ce qui est également possible via des scénarios programmables depuis l’application Maison) ou simplement pour exécuter une tâche sur votre smartphone.

Par ailleurs, Siri vous offre ses services pour de nombreuses choses, que ce soit écouter des radios, connaître les prévisions météorologiques, entendre les derniers résultats sportifs de votre club préféré, envoyer un message à un ami, appeler un parent, définir un compte à rebours pour surveiller la cuisson des pâtes ou fixer un réveil (dommage qu’on ne puisse pas planifier des horaires par jour de la semaine, toutefois)… Après tout, il est si petit et mignon qu’il trouve parfaitement sa place sur une table de chevet. Et quoi de mieux que de se réveiller avec sa «power song» préférée?

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Le prix du HomePod mini rend tout à fait envisageable d’en peupler un appartement au fil du temps. Pour que chacun puisse profiter de sa musique dans sa pièce de vie, évidemment, mais aussi pour faciliter l’accès aux quelques applications domotiques que vous avez peut-être installées chez vous (chauffage, éclairage, volets roulants, caméra de sécurité, verrous, etc.). La gestion des lampes connectées, qui doivent être compatibles HomeKit, devient bien plus souple et agréable quand les points de contrôle que sont les HomePod se multiplient, disséminés dans la maison.

Par ailleurs, cela vous permettra aussi de battre le rappel de votre petite troupe grâce à la fonction Interphone, qui vous donne la possibilité de diffuser un message vers les HomePod du domicile, mais aussi les iPhone, iPad et Watch liés au compte familial. L’immarcescible «les enfants, à table!» prend enfin des airs 2.0. Même si ces mêmes enfants auraient adoré – et nous aussi – que cette fonction puisse établir une vraie communication, comme «un talkie-walkie mais en mieux». Or, justement, il existe une application Talkie-walkie sur les Watch.

Enfin, glissons ici un anecdotique mais cocasse problème «de riche», pourrait-on dire, qui témoigne néanmoins des progrès que l’assistant doit encore faire pour devenir intelligent ou tout au moins opportun. Invoquer Siri, pour peu qu’on baigne abondamment dans l’écosystème Apple, est vite problématique. Le simple sésame peut provoquer un petit «conflit» – les Siri présents sur les différents appareils ne sachant parfois pas trop lequel doit prendre la main. Ainsi, si on écoute de la musique sur le HomePod mini alors qu’on travaille sur son MacBook Pro, Siri privilégiera le portable. Une règle logique, a priori, mais comme pour toute règle les exceptions à celle-ci sont nombreuses…

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Un bon son… pour sa taille

Bien qu’il soit plus abordable et destiné à prendre place un peu partout dans la maison, le HomePod a toujours pour objectif premier de mettre en valeur la musique que vous aimez. Bien entendu, la donne est différente, en audio, les lois de la physique ne peuvent pas être contournées aisément – quand on perd en taille, on perd forcément en qualité.

Pour tenter de combattre cette loi immuable, Apple a conçu un nouveau système de haut-parleur, destiné à produire des basses assez profondes tout en ne négligeant par les hautes fréquences. Les ingénieurs d’Apple ont aussi fait en sorte que le son produit par le mini soit poussé vers le bas, afin d’éviter des distorsions ou vibrations parasites et surtout de permettre la propagation du son tout autour de lui. Effectivement, le son reste égal, porte loin et est parfaitement audible, où que vous vous situiez autour de lui. C’est l’avantage de la diffusion du son à 360°. Franchement, ces efforts s’avèrent payants, le rendu sonore est bon.

Le HomePod mini fait mieux qu’un Echo Dot, par exemple, ou qu’un Nest Mini, qui sont sensiblement de la même taille. L’avantage va donc au produit d’Apple. Cependant, pour son prix, aussi bien Amazon que Google offrent des solutions plus grosses et qui offrent un son plus riche et avantageux au niveau des basses notamment.

Reconnaissons que le mini réussit à produire un son puissant, qui porte et est agréable d’où qu’on l’écoute. Il met bien en avant les basses, sans trop négliger les nuances intermédiaires et en ménageant les aigus. Si la dynamique est bonne, on lui reprochera toutefois une tendance à manquer de relief, de couleur, parfois. C’est notamment le cas pour les morceaux complexes, comme le classique ou le jazz. Comme son aîné, le HomePod mini est bien plus à l’aise avec des musiquesmainstream,du rock au rap en passant par les musiques électroniques et autres genres populaires.

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Plus encore que le HomePod, le mini s’inscrit dans une approche ludique mais qualitative de l’écoute de la musique. On n’a pas à faire à une enceinte haute fidélité, cela n’a jamais été son objectif. En revanche, le HomePod mini s’inscrit parfaitement dans un cadre de partage familial de la musique, notamment parce qu’il est possible de facilement passer un morceau écouté d’une enceinte à une autre.
Evidemment, le support de la diffusion de votre musique enmultiroom, dans plusieurs pièces simultanées donc, est particulièrement agréable, que ce soit pour écouter la radio le matin ou profiter d’un album que vous appréciez particulièrement alors que vous vaquez à diverses occupations… Et on ne parle évidemment pas des fêtes que vous pourrez sonoriser ainsi.

D’ailleurs, dans ce cas, ou pour ceux qui voudraient en faire des enceintes pour leur Mac, nous vous recommandons le système Stéréo. En plaçant deux HomePod côte à côte, dans la même pièce en tout cas, vous pourrez ensuite créer une paire stéréo afin de profiter d’un son encore mieux balancé et spatialisé. En revanche, ne comptez pas vous monter un kit 5.1 avec cinq HomePod mini et un HomePod en guise de caisson de basse. Ce n’est pas prévu. Apple promet en revanche qu’il est possible d’arriver à ce résultat et même à du Dolby Atmos avec deux HomePod, les grands, pas les mini…

La source officielle de cet article : 01net.com

Roberta Flores
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