Test du Nest Wi-Fi

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Test du Nest Wi-Fi, que valent le successeur de l’excellent routeur de Google et son enceinte connectée ?

Arrivés en France juin 2017, excellents représentants de la première vague des routeurs Wi-Fi maillés, les Google WiFi n’ont pas connu de mise à jour matérielle depuis. Plus de deux ans plus tard, Google remet donc le couvert et propose une nouvelle itération de son routeur Wi-Fi facile à configurer et pensé pour couvrir tout votre logement avec un seul et unique réseau sans fil. Néanmoins, là où on espérait un passage au Wi-Fi 6 ou au moins au tri-bande, Google a conservé unefiche technique très similaire à celle du modèle précédent et emprunté une autre voie, plus naturelle, au vu de son écosystème matériel et logiciel.

En effet, en deux grosses années, une nouvelle famille d’appareils électroniques s’est installée dans le paysage, il s’agit évidemment des enceintes connectées. Nest, la filiale de Google, chargée de la domotique et qui a appliqué son nom sur ce nouveau routeur, désormais appelé Nest WiFi, a donc fusionné un routeur avec une enceinte connectée. Ce n’est pas une première, on a déjà vu Netgear le faire avec son Orbi Voice, par exemple.

Au vudu marché et de cette promesse de fusion, le Nest WiFi est-il une affaire ? Et plus simplement, est-il un bon routeur ? Voire une bonne enceinte connectée ?

Toujours pensé pour la discrétion

Pour vous rafraîchir un peu la mémoire, les routeurs Wi-Fi maillés sont arrivés porteurs d’une ambition claire : être jolis, ou tout au moins discrets, pour ne plus finir enfermésdans un placard et donc inutiles ou moins performants. Cette nouvelle génération poursuit la voie dessinée par son aîné. Encore plus arrondie, elle se fait aussi plus discrète et donc facile à poser sur une étagère, un coin de commode ou de bureau.

Elle est extrêmement compacte, avec ses dimensions de jouets : 9,04 cm de haut et 11 cm de diamètre (c’est un cylindre) pour le routeur principal et un peu moins large (8,72 cm de haut pour 10,22 cm de diamètre) pour le point d’accès. Car, contrairement aux premiers Google WiFi, il existe désormais des différences entre les deux modules.

Le premier estdonc unrouteur Wi-Fi, minimaliste mais classique. A sa base, on trouve deux prises Ethernet, l’une pour la connexion à la box (un câble Ethernet plat de 2m est livré), l’autre pour connecter un appareil de manière filaire. Cela pourra être un NAS, une imprimante, un PC, etc. Si vous avez besoin de plus que ce minimum, il faudra vous tourner vers un switch ou un autre routeur. Le Nest Wi-Fi affiche clairement la couleur dès son nom, l’heure est aux connexions sans-fil.

Le second module tient, comme on l’a dit, un double rôle. C’est à la fois un satellite Wi-Fi maillé, pour étendre la couverture du routeur principal et une petite enceinte connectée dans laquelle Google Assistant a élu domicile. C’est pour ça qu’il propose un unique interrupteur physique pour couper le micro. Discret, il est placé à l’arrière de ce petit cylindre, juste au dessus de l’alimentation électrique. Notons au passage que le satellite ne propose pas de ports Ethernet, contrairement à celui des Google WiFi.

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Faciliter la vie

Une des promesses des routeurs Wi-Fi maillés est la facilité de configuration. En l’espèce, les Nest WiFi sont exemplaires. Branchez le module principal à votre box puis au secteur, puis lancez l’application Home, de Google, sur votre smartphone (Android ou iOS). L’application devrait rapidement vous demander l’autorisation de vous connecter à un réseau temporaire, puis en quelques étapes il vous sera demandé de créer le SSID (le nom de votre réseau) et le mot de passe. Vous pourrez ensuite décliner les demandes de partage d’information avec Google, notamment pour ce qui concerne les services cloud Nest WiFi, puis indiquer dans quelle pièce de votre logement se trouve le routeur. La création du réseau ne prend ensuite pas plus de deux minutes, et le tour est joué pour le routeur principal.

L’application Home vous propose aussitôt de configurer un autre appareil Nest WiFi. Acceptez et branchez le point d’accès au secteur à l’endroit où vous souhaitez l’installer. Attendez qu’il démarre. Google Assistant prendra la parole quand il sera fonctionnel.
Attention toutefois, il est possible qu’il vous faille le déplacer pour que le réseau Wi-Fi fonctionne de manière optimale. Tout dépendra de l’épaisseur des murs de votre logis et de leur composition. Il est toujours difficile de savoir où positionner le satellite Wi-Fi au départ. De manière générale, évitez de le poser au sol et faites en sorte, dans la mesure du possible, que les deux Nest WiFi forment une ligne (presque) dégagée, sans murs, meubles, etc.

Google-Nest-Wifi-alim.jpg

L’application Google Home devrait détecter le point d’accès et s’y connecter. Il vous faudra scanner le petit QR Code qui y est accroché afin de finaliser la configuration. Suivez ensuite les étapes normales de configuration, jusqu’à localiser et donner un nom à l’enceinte.

Il vous faudra vous atteler à la configuration de la partie Assistant Google. Vous pouvez choisir d’activer Voice Match, afin que chaque utilisateur soit reconnu, lier des comptes Deezer, Spotify ou encore Netflix, préciser votre adresse postalepour le calcul d’itinéraire ou encore saisir votre numéro de téléphone portable pour pouvoir passer des appels depuis l’enceinte. Une fois le tout configuré, les Nest WiFi se mettront à jour au besoin et vous pourrez ensuite en profiter.

Deux en un, c’est plus malin

Avant de nous intéresser à la partie réseau, faisons un rapide point sur la partie enceinte de ce Nest WiFi. Vous n’en ferez évidemment pas votre enceinte principale pour profiter de vos musiciens et groupes préférés. En revanche, pour écouter la radio, quelques podcasts ou sonoriser une petite pièce en appoint, pourquoi pas. Le son manque un peu de relief, de chaleur, les basses vibrent un peu trop quand on pousse le volume, mais comment autrement, au vu des dimensions de l’ensemble.

La partie Assistantest en revanche très satisfaisante. Si le son de l’enceinte ne vous convient pas, Google Assistant vous permet d’envoyer la musique sur votre téléviseur ou un autre appareil compatible dont les haut-parleurs vous satisferont davantage.

Comme il se doit, vous pouvez par ailleurs lui demander tout ce que vous avez toujours voulu demander à Google et la réponse vous est généralement fournie dans les secondes qui suivent. La puissance de l’intégration (ou de l’omniprésence) de Google joue à plein. En retard le matin, vous demandez combien il vous faudra de temps pour aller au travail, l’enceinte vous le dit et pousse l’information sur votre smartphone en tenant compte de vos préférences (trajet à vélo, ou en voiture, etc.).

En définitive, pour qui accepte le côté un peu inquiétant ou intrusif d’un appareil équipé d’un micro chez soi, la présence d’une enceinte connectée dans le second module réseau est une riche idée.

Un routeur simple, mais pas trop simpliste

Parlons justement de la partition réseau maintenant. On l’a dit, la promesse des Nest WiFi est de faciliter l’utilisation au quotidien. En ce sens, il est logique de ne pas se retrouver sous une avalanche de réglages avancées. Néanmoins, les Nest WiFi sont assez avares en la matière, ou tout au moins ils cachent bien leur jeu.
Dans l’application Home, le premier outil qu’on trouve est celui de mesure de la bande passante. Un bon moyen de se rassurer sur les débits qu’on obtient avec cet ensemble de routeurs. Le deuxième est la création d’un réseau invité.

On active la fonction, crée un nom pour ce nouveau réseau, lui attribue un mot de passe et voilà. On notera que Google joue intelligemment la carte de l’intégration avec ses autres produits, car il est possible d’afficher le mot de passe de ce réseau invité sur les appareils Google dotés d’un écran, comme le Nest Hub.

Dommage en revanche qu’on ne puisse pas programmer sa désactivation automatique après une soirée ou un week-end, par exemple.

Autre manifestation de l’intégration au petit monde de Google, l’interface Wi-Fi de l’application Home vous permet de privilégier le trafic destiné à Stadia, l’offre de cloud gaming du géant américain. Nous avons donc testé cette fonction avec l’espoir que ce routeur Google réussisse là où l’excellent Orbi RBK50 de Netgear échoue. En effet, malgré des débits largement suffisants, il nous est impossible de jouer à Stadia sans être déconnecté au bout d’une trentaine de secondes. Hélas, il semblerait qu’aucun miracle ne soit à espérer de ce côté-ci. Malgré les débits de l’ordre de 200 Mbit/s assurés par le Nest Wi-Fi dans notre salon, Stadia a campé sur ses positions et a continué de nous déconnecter régulièrement. Autant dire que le test de cette fonction n’est pas probant et, sans doute, pas représentatif.

Interfaces des applications Google

Quoi qu’il en soit, d’autres fonctions utiles sont pleinement opérationnelles. Il est ainsi possible d’activer le protocole WPA3, pour renforcer la sécurité du chiffrement de votre connexion. Attention toutefois que tous vos périphériques soient compatibles avec cette nouvelle méthode de chiffrement.
Voilà pour les réglages qui vous tomberont sous l’oeil immédiatement.

Une deuxième application pour aller plus loin

Si vous souhaitez débusquer plus d’options, l’application Home vous renvoie vers l’appli Google Wifi. Vous pourrez ainsi définir les plages d’adresses IP de votre réseau local, par exemple, opter pour des DNS personnalisés, fournis par votre FAI ou automatiques, etc.
Il est même possible de réserver des adresses IP pour certains appareils. En théorie tout au moins car quand nous avons souhaité le faire, l’interface restait blanche et donc totalement inutile malgré la présence de nombreux appareils connectés au réseau. Un problème qui, espérons-le, sera corrigé dans une prochaine mise à jour.

Enfin, terminons sur la configuration d’un réseau familial, c’est ici une forme de contrôle parental qui vous est proposé. Vous pouvez classer les différents appareils connectés à votre réseau dans différents groupes et ensuite restreindre automatiquement les accès à des sites Web grâce à la fonction SafeSearch de Google. Vous pourrez également définir des plages horaires (la nuit, pendant les phases habituelles de devoirs, etc.) pendant lesquellesun groupe d’appareils ne pourra pas accéder au réseau et ce, pour toute la semaine, seulement les veilles de classe, les soirs, le week-end, etc.

Qu’a-t-il dans le ventre ?

Parlons couverture et débits maintenant… Que vaut le Nest WiFi en la matière ? Sur la question de la couverture, le résultat est assez impressionnant pour un routeur si compact. Il n’est clairement pas le roi du monde en la matière, mais l’ajout d’antennes, la présence du MU-MIMO et le savoir-faire algorithmique, mis à l’épreuve avec le Google Wi-Fi, a visiblement été mobilisé une fois encore.

Dans un appartement «compliqué», tout en longueur et barré de murs porteurs épais, les deux modules couvraient presque 100 m²de surface. Les heatmaps ci-dessous montrent que le routeur principal arrose très correctement une moitié de l’appartement, son signal se perdant même largement hors de la zone à couvrir. Il arrive en tout cas à allonger sa couverture jusqu’au satellite, offrant une couverture croisée conséquente pour une partie du logement.

En revanche, le satellite peine largement à venir à bout d’un mur porteur épais auquel il est adossé. La couverture serait sans doute bien meilleure s’il était possible de le placer au milieu de la pièce afin que les ondes se répandent mieux. Mais est-ce vraiment possible dans un espace de vie normal ?

Une évidence, avec des murs moins épais, et un logement moins en longueur, la couverture serait sans doute facilitée et plus complète.

Côté débit, Nest Wi-Fi marche dans les pas de son aîné avec des débits très honnêtes pour un routeur bi-bande seulement. Là, où une solution tri-bande aurait permis à Google de dédier une plageà la communication entre les deux routeurs, l’utilisation de deux fréquences seulement impute forcément les échanges entre le routeur principal et son satellite à la bande passante globale.

Ainsi, on note sans surprise une très grosse différence selon que les débits sont mesurés en étant connecté au premier routeur ou au second (à partir de 5 à10 m). En revanche, la perte de débits une fois qu’on est connecté au satellite est relativement faible, peu importe d’où on s’y connecte. La variation entre la mesure à 10 mètres et plus est faible.

Dans tous les cas, les vitesses de connexion restent supérieures à 100 Mbit/s ce qui assure un taux de transfert largement suffisant pour la plupart des usages, que ce soit streamer de la 4K, des jeux vidéos ou tout simplement surfer sur le Web. Attention toutefois, ces débits auront tendance à baisser si vous sollicitez la connexion avec trop d’appareils simultanément.

La source officielle de cet article : 01net.com

Roberta Flores
Roberta Flores
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