Test du Sony Xperia 5 II : un format idéal pour un smartphone qui manque du petit rien magique

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Test du Sony Xperia 5 II : un format idéal pour un smartphone qui manque du petit rien magique

Ne vous fiez pas à son nom, le Xperia 5 II (à prononcer «Cinq Mark Deux») est le petit frère du Xperia 1 II, le flagship de Sony lancé début 2020. Commercialisé 899 euros, cet appareil appartient, lui aussi, à la catégorie des smartphones haut de gamme. Il se différencie notamment par son format plus compact et son écran au taux de rafraîchissement de 120 Hz. Son triple module caméra, très polyvalent, est aussi mis en avant par le constructeur japonais.

Pendant deux semaines, nous avons fait du Xperia 5 II notre smartphone principal. Nous avons essayé de comprendre pourquoi Sony représente moins de 1% du marché mobile aujourd’hui et, surtout, si cette situation indélicate le contraint à baisser ses exigences qualité.

Un format proche de la perfection

Lorsque nous avons déballé le Xperia 5 II, nous avons d’abord été conquis par son format. Très étroit (6,8 centimètres), le smartphone de Sony est extrêmement agréable à utiliser. Ses bords arrondis épousent parfaitement la courbe de la paume de votre main tandis que son poids, de seulement 163 grammes, le rend bien plus léger que la plupart des autres mobiles sortis en 2020. C’est plaisant.

Pour arriver à cette prouesse, Sony a tout simplement réitéré une formule qui lui est propre depuis plusieurs générations, le design tout en longueur. D’une diagonale de 6,1 pouces, l’écran du Xperia 5 II est au ratio 21:9, ce qui est assez rare sur le marché (le 19:5 est le plus commun).
Résultat, le smartphone affiche quasiment autant d’informations que des smartphones plus grands… dans un format moins fatiguant à tenir. On adore vraiment, même si, bien logiquement, tous les contenus ne sont pas adaptés.
Les vidéos 16:9 ou 18:9 laissent par exemple d’imposantes bandes noires sur les côtés tandis que certains jeux ne supportent pas ce format.
Autre point regrettable, il y a encore d’imposantes bordures physiques en haut et en bas de l’écran. Pas très sérieux pour un mobile haut de gamme.

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De définition Full HD+ plutôt que 4K (à la différence du Xperia 1 II), l’écran de 6,1 pouces du Xperia 5 II ne fait pas partie des meilleurs du marché, selon nos tests en laboratoire. Sa luminosité maximale est de seulement 541 cd/m2 ce qui n’est pas vraiment à la hauteur d’un appareil à 900 euros. Dans certains scénarios, comme en extérieur l’été, vous pourriez avoir du mal à lire certains contenus sur votre écran. Autre point décevant, la fidélité des couleurs est loin d’être la meilleure du marché (Delta E par défaut de 4,62, Delta E en mode créateur de 2,93). Heureusement, l’utilisation d’une dalle OLED sauve l’honneur. Le taux de contraste est quasiment infini, ce qui rend l’écran somptueux dès qu’un fond sombre est à l’honneur.

Nouveauté du Xperia 5 II par rapport au Xperia 1 II, Sony se met enfin au taux de rafraîchissement de 120 Hz, comme la plupart des constructeurs de smartphones Android haut de gamme en 2020. Cependant, nous avons tout de même l’impression que le constructeur japonais n’est pas très fier de cette caractéristique, qu’il juge sans doute trop gourmande en énergie.
Le 120 Hz est une option cachée dans les réglages, pas du tout mise en avant. On imagine que Sony ne veut pas que vous l’activiez mais le proposetout de même pour répondre aux critiques et aux utilisateurs vraiment technophiles.

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Une expérience pas toujours grandiose

Équipé du puissant processeur haut de gamme Snapdragon 865, de Qualcomm, le Xperia 5 II est, sur le papier, un smartphone qui ne devrait manquer de rien. Malheureusement, et sans que l’on puisse l’expliquer ultra précisément, quelque chose manque. Ce petit plus dont disposent les smartphones OnePlus, Pixel ou encore Samsung n’est pas présent sur le Xperia 1 II.
Les animations système ne sont pas les plus incroyables, les réglages sont très basiques, il y a de drôles d’applications préinstallées (Amazon, Sony Music, Optimiseur de jeu) et, finalement, on se lasse très rapidement de ce smartphone.
Certains bugs étonnants, comme la luminosité qui baisse toute seule lors d’une navigation GPS, sont aussi frustrants. On a l’impression que Sony s’est contenté d’utiliser desuper composants sans franchement soigner l’expérience utilisateur ce qui, une nouvelle fois, n’est pas à la hauteur d’un smartphone à 899 euros.

Heureusement, tout n’est pas mauvais sur cet Xperia, loin de là. L’appareil est très performant dans les jeux, dispose d’un mode multi-fenêtres bien conçu (l’écran 21:9 permet d’utiliser deux applis en même temps) et affiche de jolies caractéristiques techniques.
Résistance à l’eau IP68, super haut-parleurs stéréo, stockage de 128 Go extensible, port double SIM qu’il est possible d’enlever avec ses ongles (pas besoin de chercherun trombone pour changer de carte SIM, ce qui ravira les grands voyageurs post-pandémie)… Le Xperia 5 II est plutôt cool. Dommage que son logiciel soit parfois un peu trop réduit au minimum.

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Dernier point regrettable, à l’heure de l’écriture de ce test, le Xperia 5 II tourne sous Android 10 et n’est pas encore compatible avec Android 11, la dernière version du système d’exploitation de Google. Ce phénomène illustre bien le problème dont sont victimes les smartphones Sony aujourd’hui. Ils ne sont plus la priorité, ce qui pousse le constructeur à tenir des délais peu sérieux. C’est dommage. L’expérience utilisateur en prend une nouvelle fois un coup.

Cinq boutons et une prise jack

Dans le monde du smartphone, la tendance est à la suppression des boutons et des ports. Chez Sony, c’est l’inverse. En plus de deux boutons pour contrôler le volume et d’un bouton d’alimentation (qui sert aussi de capteur d’empreintes digitales), le Xperia 5 II dispose de deux touches latérales supplémentaires, à droite de l’écran. Une sert à appeler Google Assistant, l’autre à prendre des photos. Cette dernière touche mime d’ailleurs le fonctionnement de certains appareils photo et vous laisse du jeu pour vous permettre de faire la mise au point. Un clic profond permet de prendre la photo. C’est assez amusant.

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Autre point bienvenu, en plus d’un port USB Type-C, le Xperia 5 II dispose d’une prise jack. Cela devrait ravir les audiophiles, un public que l’on sait amateur de Sony.

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Enfin une autonomie à la hauteur

Après un Xperia 1 II franchement peu endurant, Sony redresse enfin la barre. Par défaut (c’est-à-dire sans toucher aux réglages, ce qui veut dire que le taux de rafraîchissement de l’écran reste sur 60 Hz), l’appareil a résisté 16h12 à notre test d’autonomie polyvalente, ce qui est très satisfaisant. En streaming vidéo (12h43) et en communication (23h55), le smartphone s’est aussi révélé coriace.
Il y a vraiment du mieux chez le constructeur japonais à condition de ne pas passer en 120 Hz où, logiquement, on perd quelques heures. À l’utilisation, nous avons terminé chaque journée aux alentours des 30%, ce qui nous a tout de même obligé à le recharger pour le lendemain.

En revanche, malgré l’utilisation d’une batterie d’une capacité assez petite de 4000 mAh, le smartphone se recharge très lentement. Les 1h57 nécessaires à sa charge complète ne sont pas du tout en phase avec le reste du marché haut de gamme, plus proche de la demi-heure que des deux heures. En 10 minutes, on récupère tout de même 17%. C’est après que le smartphone ralentit.

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Un triple module caméra polyvalent mais sans magie

Au dos du Xperia 5 II, Sony est fier de vous rappeler que les modules caméra de ses smartphones sont conçus en partenariat avec Zeiss. Le smartphone embarque un équivalent 16 mm (ultra grand-angle), un équivalent 24 mm (appareil photo principal) et un équivalent 70 mm (téléobjectif avec zoom x3). Tous sont rattachés à des capteurs de 12 Mpix mais seul le capteur principal dispose d’une ouverture assez grande pour des meilleurs photos de nuit (ouverture f/1.7). Malheureusement, il n’y a toujours pas de mode nuit dédié.

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Soyons clairs, les photos du Xperia 5 II ne sont pas mauvaises, loin de là. Cependant, elles manquent, là-encore, de magie. Un Pixel 4a à 349 euros fait mieux dans 90% des situations grâce à ses améliorations logicielles. Ici, nous sommes souvent déçus par le rendu final, beaucoup trop fade.

Autre point regrettable, la mise au point ultra rapide voulue par Sony aboutit plus souvent sur des difficultés d’utilisation que sur de véritables avantages pour l’utilisateur. On est souvent obligé de refaire la mise au point une seconde fois, le smartphone ayant fait n’importe quoi.
Nous reprochons aussi à l’application Appareil photo de manquer de facilité utilisation face à celles de la concurrence. Le mode portrait et le bouton pour prendre un selfie sont par exemple mis au même niveau que le flash ou les réglages, on ne les trouve pas facilement.

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Heureusement pour lui, le Xperia 5 II est sauvé par sa polyvalence. Son triple module caméra est terriblement efficace et vous offre un vrai ultra grand-angle et un vrai zoom, ce que ne font pas tous les smartphones.
Leur qualité est une nouvelle fois perfectible (surtout la nuit) mais l’offre de Sony est plus qu’honnête. Il existe toujours un mode Appareil photo pro qui vous permet de faire varier tous les réglages. Les photographes l’apprécieront, mais utilisent-ils vraiment un smartphone… ce smartphone ?

La source officielle de cet article : 01net.com

Roberta Flores
Roberta Flores
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