Test PS5 : temps de chargement de folie, performances de jeu inédites, Sony change la donne

Share on email
Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
La PS5

La PlayStation 5, ou PS5 pour les intimes, arrive enfin sur le marché après des années d’attente. La machine de Sony promet de faire passer le jeu console dans une nouvelle dimension avec l’ajout d’innovations techniques majeures. Nous l’avons passé au grill pour vous et nous vous livrons aujourd’hui notre verdict. Console du futur ou simple évolution ?

Rarement une console n’aura suscité autant d’engouement. Après une génération PS4 marquée par de grands jeux, la PS5 arrive au bon moment, dans un contexte propice à passer son temps libre devant un écran sans se sentir coupable. Plus que ça, elle sort dans une période où la technologie permet de jouer de manière fluide en 4K et où tous les joueurs n’ont que le mot ray-tracing à la bouche.

L’attente est énorme. Sony parle déjà de précommandes records et de ruptures de stocks, au point d’inquiéter tous ceux qui ne sont pas encore passés à la caisse. D’ailleurs, Sony Interactive Entertainement a prévenu, tout le monde ne sera pas servi le jour-J. Reste maintenant à savoir si cet engouement sera à hauteur de la machine tant désirée. Sony promet beaucoup avec son produit : des jeux en 4K et 60 FPS ainsi que des temps de chargement supprimés grâce à la présence d’un SSD.

Une console, cela se définit bien entendu par ses jeux, mais pas seulement. C’est aussi un concentré de technologies pour faire tourner ces titres tant attendus et un objet pensé pour être facile à utiliser. Dans ce test, nous allons voir ce que la machine a dans le ventre et si elle tient toutes ses promesses. Design, technique, manette, interface, nous allons faire le tour complet de la console de Sony.

Nos conditions de test

Avant de commencer, un point sur nos conditions de test. Sony nous a prêté la console édition classique (avec lecteur de disques) une semaine avant la publication de cet article ainsi qu’un jeu : Spider-Man Miles Morales. Notons que comme sur toutes les machines vendues le 19 novembre, notre PS5 embarque Astro’s Playroom. L’interface que nous avons testée n’était pas en version finale, nous n’avons donc pas pu essayer le volet multimédia de l’OS, le PS Now intégré ainsi que le PS Store. De même, nous ne pouvons donner notre avis sur l’aspect social de l’interface.

La PS5

Nous mettrons ce test à jour une fois que tous ces éléments seront disponibles.

Prix et disponibilité

La PlayStation 5 sort le 19 novembre 2020 chez toutes les enseignes. Deux modèles sont disponibles : la version avec lecteur de disques qui est vendue à 499 euros et la Digital Edition, donc sans lecteur, à 399 euros. Toutes les versions disposent d’un SSD de 825 Go.

  PlayStation 5
CPU Processeur Zen 2 custom – 8 cœurs – 3,5 GHz (fréquence variable)
GPU 10,28 TFLOPs, – 36 CUs – 2,23 GHz (fréquence variable)
Architecture GPU AMD RDNA 2 (modèle custom)
Mémoire 16 Go GDDR6 / bus 256mb
Débit mémoire 448 Go/s
Stockage interne SSD 815 Go
Vitesse de transfert 5,5 Go/s (Raw)
de 8 à 9 Go/s (compressé)
Possibilité d’extension de stockage emplacement interne NVMe SSD
Stockage externe Disque USB
Lecteur optique Lecteur Blu-Ray 4K UHD

Cependant, si vous n’avez pas précommandé la console, il y a aucune chance de la trouver le jour J, aux ruptures de stock s’ajoute le confinement qui rend la recherche impossible. Sony a prévenu, aucune PS5 ne sera trouvable dans les rayons des magasins.

La PS5, un paquebot bourré de détails

Le design de la PS5 a été présenté en juin 2020 et a divisé les fans. Certains adorent, d’autres moins, au point de s’en moquer via des détournements. Pour notre part, nous sommes de la première catégorie. Cependant, nous n’étions pas préparés à une console aussi massive : la PS5 est un véritable paquebot.

La PS5
La PS5 comparée à la PS4

D’un poids dépassant les 4,5 kilos (soit dans la même fourchette que la Xbox Series X, sa concurrente directe), elle est aussi lourde que massive. Elle adopte des dimensions de 40 x 10 x 26 centimètres. Un mastodonte qui ne rentrera pas dans tous les meubles TV. Pour notre part, elle ne tient pas en position debout. Si la console est si imposante, c’est pour des raisons thermiques, afin de mieux faire circuler l’air tout en gardant un produit silencieux. Nous le verrons dans la partie technique, mais c’est une réussite sur ce point de la part de Sony.

La PS5

Une fois cet aspect massif digéré, passons maintenant au design visuel. Sony a toujours choisi le noir pour ses consoles depuis la PS2, du moins dans les versions de lancement. Revirement total ici avec un design original qui rappelle quelque peu les créations d’Alienware, réputé pour ses prises de risque en la matière. Nous avons donc une large bande noire en plastique incurvée (qui attire facilement les traces de doigts) enserrée entre deux plaques blanches ondulées, en plastique elles aussi.

La PS5

La chose qui frappe dans ce design, c’est à quel point il a été pensé pour ne pas accueillir le lecteur de disques. Ce dernier représente un bourrelet disgracieux qui donne l’impression d’avoir été casé un peu par défaut sur le côté.

La PS5

S’il est d’ailleurs pratique lorsque la console est en position verticale, ce n’est pas le cas quand elle est couchée, puisqu’il est un peu caché et difficile d’accès.

La PS5
En position horizontale, le lecteur de disques est caché, ce qui n’est pas pratique

On remarque que le design est bourré de détails. Par exemple, les grilles d’aérations courent sur toute la surface de la machine, placées discrètement entre les jointures des parties blanches et noires. Ces mêmes jointures sont également dotées de Led, allant du bleu au jaune en passant par le blanc selon l’utilisation de la console, comme sur la PS4.

La PS5

Nous remarquons aussi l’aspect granuleux des plaques blanches composé de petits motifs carré, croix, rond et triangle, soit les emblèmes de la marque. Un détail impressionnant, d’autant plus qu’il ne se voit pas au premier coup d’œil. On apprécie le logo PlayStation gravé avec soin sur le capot arrière, tout comme le Sony, très discret pour sa part.

La PS5

En ce qui concerne la connectique, Sony a été à l’essentiel, ce qui est logique pour une console. En façade, sur la bande noire, nous trouvons un port USB Type-A ainsi qu’un port USB Type-C, ce qui est appréciable. A l’arrière, nous trouvons l’éternelle prise secteur. Notons sur ce point qu’il n’y a pas d’alimentation externe, ce qui est une bonne chose. Nous trouvons également un port HDMI, Ethernet, mais aussi deux autres port USB Type-A. Ce point est un peu dommage. Sony n’ayant pas voulu surcharger la façade, leur position peut s’expliquer, mais en utilisation, la chose n’est pas pratique. Lorsque la manette charge, il faut aller chercher un port arrière si on veut brancher une clé USB ou tout simplement charger une deuxième manette.

La PS5

Avec la PS3, Sony avait introduit les boutons sensitifs (Power et Eject) en façade, qui avaient agacé bon nombre de joueurs. Ils avaient été supprimés avec la version Slim de la console, mais ont fait un retour en fanfare avec la PS4, au grand dam des utilisateurs. Avec cette PS5, Sony n’a pas refait la même erreur, puisque nous avons des bons vieux boutons mécaniques. Le sensitif fait très chic, certes, mais a la fâcheuse tendance à être très pénible à utiliser. Sur la PS5, les touches physiques sont très discrètes, d’un noir aussi profond que la coque sur lesquels ils sont posés.

La PS5

La console peut se mettre debout ou couchée. Debout, elle a des faux airs de PC Alienware, nous l’avons déjà dit, et il y a un vrai dynamisme dans ses formes. Les choses sont différentes une fois couchée. Dans cette position, la PS5 ressemble à une grosse huitre high tech. Pas très grâcieux.

La PS5

De même, si elle peut tenir sans socle (fourni dans la boîte) de manière verticale, ce n’est pas le cas en position couchée, où elle est bancale. Il faut obligatoirement utiliser ce pied en plastique. Ce dernier ne s’accroche pas réellement à la machine En effet, il faut juste la caler en utilisant les crochets à l’arrière. Il n’y a aucun retour physique, comme un clic, pour nous indiquer que le pied est bien mis. L’opération ne se fait pas toutefois à l’aveugle, puisque les crochets doivent se placer de part et d’autre des petits symboles PlayStation encore une fois gravés discrètement dans la coque. Le sens du détail, toujours. Mais si vous bougez votre console par accident, il y a une forte probabilité que le socle se déchausse.

La PS5
La PS5

Le socle est conseillé pour placer sa console verticalement. Si encore une fois, aucun « clic » nous indique qu’il est bien mis, il est possible de le fixer à la PS5 grâce à une vise cachée dans l’objet. Malin.

La PS5

Ce n’est pas à nous de juger si la console est belle ou non, ce sera à vous d’en décider. Mais nous saluons le sens du détail de Sony, qui a su allier astuces de design et aspect technique, comme avec les aérations invisibles. Une console qui en impose, certes, mais qui a une vraie personnalité et qui se démarque totalement des précédentes itérations. On regrettera juste une hauteur un peu trop exagérée en position verticale ainsi que deux ou trois errements, comme les ports USB à l’arrière ou le socle en position horizontale.

Une manette entre évolution et révolution

Depuis la toute première DualShock sortie en 1997, Sony a toujours gardé la même formule, faisant évoluer son squelette par petites touches au fil des générations et ajoutant des fonctionnalités nouvelles à chaque fois. On peut évoquer le Sixaxis sur PS3 ou encore le pavé tactile sur PS4. Avec la PS5, Sony cherche à repartir sur de nouvelles bases et cela passe par un nouveau nom : DualSense.

La PS5

Sony n’a toutefois pas enterré le passé, puisque cette DualSense est à mi-chemin entre évolution et révolution. On retrouve ainsi toutes les fonctionnalités introduites avec le temps, mais améliorées. La reconnaissance de mouvements est bien présente, tout comme le pavé tactile (beaucoup plus précis) ainsi que le bouton Share. La disposition des touches reste également la même et les sticks sont toujours symétriques. Une touche Mute pour le micro-casque a fait son apparition, cachée entre les deux sticks. La bande lumineuse de la DualShock 4 fait son retour, mais est ici transformée en ligne discrète qui entoure le pavé tactile.

La PS5

Néanmoins, le constructeur a complètement repensé la forme de sa manette, avec des poignées plus longues, ce qui la rend beaucoup plus agréable en main. Sur ce point précis, elle se rapproche de la manette Xbox One, la meilleure du marché en termes d’ergonomie. La texture du plastique qui oscille entre doux et granuleux est très agréable en jeu.

La PS5

On note une grande différence au niveau du design, avec un mélange de blanc et de noir, qui la rend beaucoup plus sobre et lui donne un petit côté futuriste. Une impression renforcée par l’absence de couleurs sur les touches. On craint cependant que ce blanc ne jaunisse avec le temps. Pour le moment, pas de manette totalement noire d’annoncée.

La PS5

Au niveau des boutons, ceux-ci sont plus fermes sous les doigts, surtout les sticks. Ces derniers sont d’ailleurs texturés sur les côtés, ce qui rend leur manipulation beaucoup plus agréable que sur la manette PS4.

La PS5

Côté connectique, on retrouve la prise casque à l’avant ainsi -et c’est nouveau- qu’un port USB Type-C à l’arrière. Un fil USB-C/USB-A est fourni dans le carton pour recharger sa manette. Celui-ci est très court (1,5 mètres !) et ne permet pas de jouer confortablement en pleine recharge. Dommage, étant donné que la PS3 et la PS4 avaient déjà été critiquées sur ce point. Cependant, il est toujours possible d’utiliser un fil plus long acheté ailleurs. Concernant l’autonomie en Bluetooth, nous avons calculé entre 10 et 15 heures avant d’avoir besoin d’une recharge, ce qui est plutôt honnête.

La PS5

Le retour haptique, le vrai argument de cette manette

La DualSense introduit une nouveauté sympathique encore jamais vue sur console, le retour haptique. Il s’agit d’une nouvelle manière de gérer les vibrations afin de donner à l’utilisateur l’impression de ressentir la même chose que son avatar en jeu. Pour ça, les vibrations disposent de plusieurs niveaux répartis sur toute la manette. Elles peuvent se situer seulement sur le côté droit du pad puis se décaler progressivement sur le côté gauche.

La PS5

L’illusion fonctionne. Afin de donner une idée précise de la chose, Sony a inclus sans frais supplémentaires le titre Astro’s Playroom dans sa machine. Ce petit jeu de plate-forme donne un bon aperçu des capacités de l’objet. Par exemple, les vibrations s’ajustent selon si Astro, le héros du jeu, marche sur du métal, de l’herbe ou de la glace. On peut  ressentir « physiquement » la matière. Même chose pour les glissades ou les chocs. Pour renforcer cette immersion, Sony utilise le haut-parleur intégré. La mayonnaise prend et en jeu, nous avons réellement l’impression de ressentir les péripéties de notre avatar. Une petite prouesse technique. L’utilisation la plus impressionnante qui nous a été donnée de voir est lorsque qu’il se met à pleuvoir dans le jeu. Nous ressentons ici toutes les petites gouttes de pluie réparties sur la manette de manière aléatoire via les vibrations.

La PS5
Dans Astro’s Playroom, la manette vibre différemment selon les textures arpentées par le héros

Les gâchettes ont également été revues avec un retour de force très impressionnant. En jeu, l’utilisateur sent réellement la résistance des touches R2 ou L2 dans certains cas (lorsqu’il doit appuyer sur une pédale d’accélération du vaisseau d’Astro, par exemple). Une chose que nous avons déjà vu sur la manette Xbox One, mais qui est encore plus impressionnante ici. Cependant, il faudra voir avec le temps si les gâchettes fatiguées pourront résister à une utilisation massive de ce gimmick.

La PS5

Astro’s Playroom sert de démo géante des capacités de la manette, mais ces fonctionnalités sont aussi utilisées dans les autres jeux. Dans Spider-Man, par exemple, le retour haptique est bien présent, mais un peu plus discret. Même chose pour les gâchettes, qui imposent une toute petite résistance à chaque fois que Miles lance une toile. Demon’s Souls, que nous n’avons pas pu tester, promet d’utiliser pleinement les capacités du pad, tout comme Resident Evil VIII prévu pour 2021. Il faudra scruter les autres jeux d’éditeurs tiers afin de voir comment ces vibrations sont utilisées (ou non) de manière intelligente, comme Assassin’s Creed Valhalla ou Call of Duty Black Ops Cold War.

La PS5
La manette est bien exploitée dans Spider-Man Miles Morales

En définitive, Sony révolutionne sa manette, sans toutefois renier l’héritage des précédentes. Plus agréable en main, aussi plus belle que les DualShock, elle apporte des nouveautés réellement impressionnantes. Le retour haptique peut devenir un vrai plus pour l’immersion, à condition qu’il soit utilisé à bon escient, tout comme les gâchettes adaptatives. Une vraie réussite, aussi bien technique qu’ergonomique. Un gros point fort de la console.

L’ère du ray-tracing sur consoles débute

La fiche technique de la PS5 est équivalente à celle d’un PC de jeu de milieu de gamme. Néanmoins, on sait tous que la puissance d’une console ne fait pas tout, loin de là. La machine dispose d’un processeur octa-core conçu par AMD avec 16 Go de RAM. Côté GPU, nous retrouvons toujours AMD à la manœuvre avec une puce graphique custom basée sur l’architecture RDNA 2.

La PS5

L’un des principaux atouts de la PS5 est aussi la présence de son SSD de 825 Go avec un débit théorique de 5,5 Go/s en lecture, ce qui est énorme. Néanmoins, il faut noter que nous n’avons que 667 Go exploitables pour les jeux et applications. Pas de quoi crier au scandale, puisque cette réduction est logique, que ce soit ici ou sur tous les SSD ou HDD du marché. Il est bien entendu possible de brancher un SSD externe sur sa console pour avoir plus de place.

La PS5

Avec ces caractéristiques, Sony promet du jeu en 4K à 60 images par seconde. Le ray-tracing est également au cœur de la communication du constructeur. Difficile de tenir ces promesses même quand les cartes graphiques les plus performantes du marché comme la RTX 3080 ont du mal à tenir le cap sur ce point précis. Sur nos deux jeux en test, à savoir Astro’s Playroom et Spider-Man Miles Morales, la promesse du 4K 60 FPS est tenue. Sur Astro, les graphismes donnent réellement l’impression de jouer à un film d’animation, même si nous sommes encore loin des démonstrations de Ratchet and Clank Rift Apart.

La PS5
Spider-Man tourne en 4K/60FPS en mode performance

Le cas de Miles Morales est un peu particulier. Le titre propose en effet deux modes de jeu : un mode performance, qui permet d’atteindre les 60 FPS (en 4K) ainsi qu’un mode fidélité. Ce dernier bloque le jeu à 30 FPS, mais propose des effets de lumière améliorés mais surtout du ray-tracing. Cette amélioration graphique s’en ressent réellement dans les scènes de nuit et en intérieur. Voici quelques exemples de scènes en mode fidélité (avec ray-tracing, donc), puis en mode performance :

La PS5
Certains niveaux changent du tout au tout avec le ray-tracing
La PS5
Dans l’ensemble, le ray-tracing apporte un plus visuel, mais ne change pas drastiquement l’expérience de jeu
La PS5
En mode Fidélité, les reflets affichent le paysage en face. En mode Performance, c’est un motif précalculé
La PS5
La vitrine reflète la rue en mode Fidélité, pas en mode performance

La présence du ray-tracing est appréciable, mais pour notre part, nous conseillons tout de même de jouer en mode performance. Le framerate à 60 images par seconde apporte en effet un vrai plus à l’immersion et il est difficile d’admirer les reflets des vitres lancé à pleine vitesse dans les rues de New York. Pour finir, il faut admettre que si le jeu est beau, nous sommes graphiquement très proche d’un titre PS4 Pro, ce qui s’explique par le fait qu’il a été développé en premier pour cette plate-forme. Il faudra attendre Demon’s Souls, la première vraie exclu PS5, pour avoir une réelle idée des capacités techniques de cette nouvelle console. Il faudra également voir ce que donne l’Unreal Engine 5, présenté il y a quelques mois à travers une démo impressionnante, exploité par les différents développeurs.

Côté rapidité, le SSD fait des merveilles. Sony avait promis la disparation des temps de chargement, et nous n’en sommes vraiment pas loin. Lorsque la console est éteinte, nous avons calculé un temps démarrage à 24 secondes, contre presque une minute pour la PS4. En sortie de veille, il faut 15 secondes avant de pouvoir interagir avec l’interface. Impressionnant quand on est encore habitué à l’ancienne machine de Sony.

La PS5
Il faut moins de 35 secondes pour démarrer sa console et jouer à Spider-Man

En jeu, le SSD n’est pas en reste. Une fois Spider-Man Miles Morales lancé depuis l’interface, il faut 9 secondes pour arriver sur le menu principal. Lorsque vous appuyez sur « Jouer », il faut patienter un peu plus d’une seconde pour se retrouver dans les rues de New York, le temps d’un fondu au noir. Bluffant. Cette absence de temps de chargement se fait également sentir lors d’un voyage rapide qui ne dure pas plus longtemps, même à l’autre bout de la carte. Ces performances sont les mêmes sur Astro’s Playroom, qui n’a également aucun temps de chargement.

Notons que si vous êtes en train de jouer et que vous revenez sur le menu principal, le titre ne se coupe pas et il est possible d’y revenir instantanément. Même chose si vous passez la PS5 en mode veille. Cela signifie que si vous rallumez votre console en veille (signalée par la Led orange), il vous faudra en théorie 16 secondes pour revenir en jeu (nous rajoutons une seconde de battement le temps d’appuyer sur croix). Là est la vraie révolution proposée par la console. La Xbox Series X propose une option « Quick Resume », qui permet de passer d’un jeu à l’autre sans les quitter. La PS5 ne fonctionne pas de la même manière, puisque lorsque vous passez d’un titre à un autre, le premier se ferme. Néanmoins, le temps de démarrage est si court que ce n’est pas un handicap.

La PS5 est compatible avec 99% des titres sortis sur PS4. Techniquement, les jeux ne sont pas optimisés pour le SSD et les temps de chargements subsistent. Toutefois, Sony a annoncé que les plus gros titres de la PS4 seront patchés pour épouser pleinement les capacités de la PS5. Lors de notre test, seul Days Gone a été mis à jour. Une fois le gros patch de 35 Go téléchargé, le jeu tourne comme un charme en 4K (adaptative) et 60 FPS (ce qui n’était pas le cas sur PS4 Pro). Cependant, les chargements ne sont pas plus couts. Il faut ainsi 46 secondes pour arriver au menu principal, soit autant qu’avant.

La PS5
Days Gone tourne en 4K/60 FPS.

Reste à voir si les autres développeurs vont mettre à jour leurs jeux pour la PS4. On sait déjà que ce sera le cas pour Ghost of Tsushima et Everybody’s Golf. Sans cette MàJ, les jeux disposent d’un temps de chargement deux fois moins long, mais présents (ici Red Dead Redemption 2 qui se charge en 38 secondes et Jedi Fallen Order en 55 secondes). Graphiquement, un jeu non patché est le même que sur PS4 Pro et propose la 4K en 30 FPS ou le 1080p en 60 FPS dans certains cas.

La PS5 est grosse, un choix assumé de Sony pour la gestion du bruit et de la chauffe. Pari réussi sur ce point, puisque nous n’avons constaté aucune chaleur excessive à la sortie des ventilateurs (l’expulsion de l’air étant réparti sur toute la surface de la console), ni même de bruit notable. En plein jeu (ici Spider-Man) la machine dégage seulement 39 décibels en moyenne. Un bruit quasiment imperceptible, sauf dans une pièce silencieuse avec le son de la TV coupé. Cela change de la vieille PS4 première version qui fait le bruit d’un avion au décollage sur les titres récents.

La PS5

En revanche, le lecteur de disques (Blu-ray 4K UHD) est un peu moins discret. Nous avons constaté un bruit de 43 décibels lorsqu’il est lancé. Il s’entend, mais ce n’est pas excessif.

La PS5

Une console maîtrisée techniquement, en définitive, mais qui a encore beaucoup à prouver. Si le rendu 4K/60 FPS ainsi que le ray-tracing sont là, nous attendons maintenant les vraies baffes techniques. La première, nous l’avons dit, a toutes les chances d’être Demon’s Souls. Mais d’autres blockbusters pourraient impressionner. Polyphony Digital a par exemple indiqué que son Gran Turismo 7 tournera en 4K/60FPS avec ray-tracing activé. On demande à voir.

Une interface plus rapide, mais pas forcément plus simple

Sony propose une toute nouvelle interface avec cette console, qui se veut plus rapide et surtout plus claire. Si le premier point est une réussite, on note toujours un OS relativement fouillis, noyant parfois l’utilisateur sous une tonne d’informations.

Sony garde le système de tiroir à l’horizontal introduit avec la PS3, mais le modifie en profondeur. Cette fois, nous avons deux niveaux de menus : jeux et Contenu multimédia. Ce dernier comprend toutes les applications non liées aux jeux, comme Netflix, Disney Plus ou encore Spotify. Comme nous le précisions en début de test, nous n’avons pas pu le tester, cet onglet n’étant pas à jour. L’autre menu principal concerne le jeu. Nous retrouvons nos marques, avec une page dédiée à chaque titre installé. En allant en bas, nous retrouvons toutes les informations qui lui sont dédiées, placé parfois de manière chaotique. Les jeux PS5 sont concernés, mais aussi les titres PS4. En plus de cela, nous avons différentes applications dédiées aux gaming, comme la galerie, le PS Now ou encore le PS Store (là encore, pas mis à jour sur notre machine). Ce dernier est directement inclus dans l’interface (et non dans une app à part comme sur PS4) et y accéder est donc instantané. On retrouve enfin la bibliothèque, qui informe via des tuiles si un jeu est installé ou non, si vous possédez la version physique ou disque (symbolisé via un cadenas.). De quoi retrouver facilement tous ses titres achetés au fil du temps.

Enfin, notons que les options sont complètement à part, dans un onglet situé en haut à droite de l’écran. La navigation est rapide, fluide, sans aucun temps mort. Chose agréable lorsqu’on se souvient de l’usine à gaz qu’était devenue l’interface PS4.

La PS5

Dans un jeu, il est possible d’accéder à diverses informations en appuyant sur la touche PS. Des tuiles s’affichent alors montrant l’objectif en court, votre progression dans une quête ou encore des aides vidéo si vous êtes coincé (réservé aux abonnés PSN). Il faut un peu de temps pour appréhender cet aspect, les informations n’étant pas hiérarchisées de manière cohérente.

La PS5

Le bouton PS affiche également un autre menu, non lié au jeu celui-ci, afin de voir vos notifications, votre batterie de manette ou encore les amis connectés. Pratique ! Tout ce qui est décrit ici se fait de manière instantanée et ne fait pas quitter la partie. Un vrai plaisir de navigation.

La PS5

Enfin, signalons que la fonction Share a été revue. Appuyer sur le bouton ne fait désormais plus quitter le jeu et il est possible de stocker des photos prises à la volée pour plus tard. Le menu Share peut également vous permettre d’afficher les screens précédents (pratique pour les comparer) de manière instantanée et de les partager tout de suite dans une opération qui prend moins d’une seconde. Chaque trophée est accompagné d’un screen pris automatiquement (c’était déjà le cas sur PS4) et il est toujours possible de retrouver des séquences enregistrées les minutes auparavant. Le boutons Share permet également de lancer une vidéo et même une diffusion en direct. Un menu simple à utiliser, rapide et efficace.

La PS5

Si Sony s’est targué d’avoir repensé son OS à partir de rien. Ce n’est pas tout à fait vrai, puisque certaines logiques de design de la PS3 et de la PS4 reviennent sur cette mouture. On peut toutefois saluer le travail d’optimisation du constructeur qui livre là une interface rapide, à défaut d’être parfaitement lisible dans toutes les conditions.

Notre avis rapide sur les jeux

Spider-Man Miles Morales : un stand alone sage mais jouissif

Spider-Man Miles Morales est l’une des grosses exclus Sony pour le lancement de la PS5. Il s’agit d’un stand alone, c’est-à-dire d’un jeu solo développé à partir des mêmes mécaniques et graphismes que le jeu de base, à savoir Spider-Man sur PS4. Ici, nous contrôlons le jeune Miles Morales, chargé de veiller sur New York en l’absence d’un Peter Parker parti en vacances.

La PS5

Sans surprise, cet épisode solo reprend ce qui avait fait le succès du premier jeu. Les mécaniques sont les mêmes (avec quelques ajouts au niveau des pouvoirs) et le plaisir reste intact. L’aventure est sensiblement plus courte que la précédente, mais aussi mieux racontée. On s’attache très vite à un Miles pétillant et aux différents personnages rapidement attachants. Une réussite sur ce point. C’est un open world qui reste sage, mais qui sublime certaines mécaniques connues, comme au niveau des combats, ultra nerveux, ou du système de déplacement. Ce dernier représente d’ailleurs la grande force du titre. Le simple fait de tisser sa toile entre les buildings de New York est extrêmement jouissif.

La PS5

Pas une claque technique, nous l’avons dit, et pas non plus un jeu qui marquera le média, Miles Morales apporte toutefois beaucoup de fun est représente une bonne première sortie dans la ludothèque la PS5.

Astro’s Playroom

Le petit robot Astro, introduit avec le PS VR, fait son retour dans un jeu de plate-forme pensé pour donner un aperçu des capacités de la manette. Sorti de cet aspect, le titre n’a pas grand-chose d’intéressant à proposer. Il s’agit d’un jeu de plate-forme 3D très sage qui reprend à la lettre les recettes à succès des ténors du genre, Mario en tête, mais dans l’univers PlayStation.

La PS5

On passe tout de même un bon moment devant ce jeu qui se boucle en deux heures en ligne droite. Il regorge toutefois de bonus à dénicher et de clins d’œil à découvrir. C’est ici la DualSense qui apporte le piment à l’aventure, nous immergeant comme jamais dans la peau du personnage grâce au retour haptique. On regrettera quelques gros pics de difficulté lors de l’aventure qui décourageront les plus petits.

La PS5

Une démo sympathique de ce que la manette PS5 peut faire, mais rien de plus.

Un futur brillant

Une console se vend avant tout grâce à ses jeux. Sur ce point, la PS5 dispose d’un avenir brillant. On connaît déjà les gros titres qui viendront enrichir la ludothèque. En 2021, Horizon 2 Forbidden West, suite du jeu de 2017, débarquera la sur la console. De même, elle accueillera, du moins pour un temps, Final Fantasy XVI. Un cinquième volet de God of War, sous-titré Ragnarok, a aussi été présenté il y a quelques mois.

On peut compter sur les seize studios de Sony Interactive Entertainement pour développer des jeux exclusifs, comme ce fût le cas pour la PS4. La console dispose de licences très fortes, comme Uncharted, Ghost of Tsushima, Spider-Man, Days Gone et beaucoup d’autres. On peut s’attendre aussi à de nouvelles licences créées par les studios de SIE.

A cela s’ajoutent les jeux multi plateformes qui débarqueront sur la console, parfois dès le lancement (Assassin’s Creed Valhalla) ou dans les prochains mois (Harry Potter, Deathloop, Oddworld). Un fonctionnement extrêmement classique appliqué sur les consoles depuis leur création. On peut aussi parler de la rétrocompatibilité, qui concerne 99% des jeux PS4.

Notons que l’angle d’attaque de Microsoft est très différent, voire novateur, avec sa Xbox Series X. La firme de Redmond mise beaucoup sur le jeu à la demande avec son offre Game Pass, qui regorge également de belles pépites. Ne reste maintenant qu’à déterminer quelles licences et quels jeux vous attirent le plus pour faire un choix.

La source officielle de cet article : Phonandroid

Roberta Flores
Roberta Flores
Inscrivez-vous à notre newsletter

Sign In QUÉBEC 89

Account details will be confirmed via email.

Reset Your Password