Trump expulsé de Facebook et Twitter : était-ce aux géants numériques de le réduire au silence ?

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Trump expulsé de Facebook et Twitter : était-ce aux géants numériques de le réduire au silence ?

En bloquant les comptes du président sortant et de milliers de militants d’extrême droite, les réseaux sociaux ont pris leurs responsabilités. Mais était-ce bien à ces compagnies privées de le faire ? Et la trumposphère ne risque-t-elle pas de se radicaliser sur d’autres réseaux ?

Dans un Bureau ovale transformé en bunker, Donald Trump a perdu son nécessaire de pyromane. Le 8 janvier, à moins de deux semaines du terme de son mandat, le président américain a été destitué numériquement, banni par Twitter et Facebook à la suite de la prise manquée du Capitole. « Les comptes [de chefs d’État] ne sont pas au-dessus des règles et ne peuvent pas utiliser Twitter pour inciter à la violence », s’est immédiatement justifié le réseau social préféré du locataire de la Maison-Blanche. Cette procédure de révocation ne satisfait personne. Pour certains, la sanction intervient trop tard. Pour d’autres, elle est disproportionnée. Pour beaucoup, elle témoigne du pouvoir exorbitant des plateformes.

La question est aussi délicate que lancinante : des entreprises technologiques ont-elles le droit de faire la police et de réduire au silence une personnalité démocratiquement élue ? Au nom de la lutte contre le terrorisme, la puissance publique a longtemps renforcé le monopole de la « Big Tech » en lui déléguant des fonctions régaliennes, les États veulent désormais reprendre la main. C’est par exemple l’un des objectifs du Digital Services Act, discuté en ce moment par la Commission européenne : responsabiliser la Silicon Valley face à la prolifération de discours haineux en ligne tout en limitant son hégémonie.

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Source officielle de cet article : telerama

Marino Stozza
Marino Stozza
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