Ukraine : la centrale de Tchernobyl ne succombera pas aux feux de forêt

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Les images sont aussi spectaculaires qu’angoissantes : la ville fantôme de Pripiat, à quelques kilomètres de la centrale de Tchernobyl, sur fond d’un ciel incandescent. Depuis le 4 avril, des feux de forêts ravagent la «zone d’exclusion», un rayon de 30 km autour de la centrale ukrainienne, théâtre en 1986 du pire accident nucléaire de l’histoire. Selon Greenpeace, lundi, les flammes s’étaient rapprochées de moins de 2 kilomètres des réacteurs, tandis que près de 39 000 hectares étaient touchés, soit le «plus important incendie de l’histoire de la zone d’exclusion», dit le communiqué de l’ONG.

Mardi matin, après avoir tardé à réagir, les autorités ukrainiennes ont toutefois fini par annoncer que la situation était sous contrôle. «Il n’y a plus de feu ouvert», a assuré le service pour les situations d’urgence, faisant état de quelques foyers isolés. Plus de 400 pompiers et secouristes ont été mobilisés, trois hélicoptères et trois avions ont déversé lundi 538 tonnes d’eau sur la zone. Mais c’est surtout la pluie qui est enfin venue au renfort, pour irriguer des terres asséchées après un hiver particulièrement doux et sans neige. Lors de son rapport quotidien au président, Volodymyr Zelensky, le chef du service pour les situations d’urgences, Nikolaï Tchetchetkin, a promis mardi que quelques jours suffiront pour venir à bout des feux couvants.

«Aucune variation» radioactive

Selon la police, les incendies autour de Tchernobyl ont été provoqués par un riverain de 27 ans, qui a mis le feu à de l’herbe sèche «pour s’amuser». Un deuxième brasier est le fait d’un autre habitant du coin, qui a décidé quant à lui de brûler ses ordures, puis a déversé les braises dans un champ desséché à l’orée de son village. Alors que la zone d’exclusion autour de la centrale de Tchernobyl reste contaminée, plus de trente ans après la catastrophe, les taux de radiation, sur place, et jusqu’à Kiev, à 150 km, restent bas et sans danger, assurent les autorités.

Les lieux de stockage des déchets radioactifs n’auraient jamais été menacés. «On n’observe aucune variation du rayonnement ambiant ni dans la centrale, ni dans la zone d’exclusion, ni au-delà», a écrit sur les réseaux sociaux le vice-ministre de l’Intérieur, Anton Herashchenko, souhaitant faire baisser «un tant soit peu la panique, l’hystérie et les fake [news] sur les incendies dans la zone de Tchernobyl», et publiant à cet effet une carte indiquant l’emplacement desdits stocks.

Les feux de forêt sont un fléau qui frappe tous les ans la région de Tchernobyl, mais aussi le reste de l’Ukraine, ravageant des milliers d’hectares de forêts et de steppes. Le système de la Nasa Fire Information for Ressource Management System (Firms) montre des dizaines de milliers de foyers qui brûlent actuellement à travers le pays, la plupart causés par l’homme.

Source du post: liberation.fr

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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