un collectif de Seine-et-Marne produit des équipements de protection, expédiés jusque dans le Cantal

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un collectif de Seine-et-Marne produit des équipements de protection, expédiés jusque dans le Cantal

À Chelles, un collectif de « makers » produit depuis deux semaines des équipements de protection avec des imprimantes 3D. Après avoir fourni les établissements médicaux du secteur, ils ont expédié des équipements dans un village du Cantal, où est installé l’oncle d’un des fondateurs du collectif. 

C’est dans un endroit tenu secret, pour éviter les vols, que s’est installée à Chelles, en Seine-et-Marne, une fabrique éphémère d’équipements de protection contre le Covid-19 grâce à des imprimantes 3D. Le lieu est animé par un collectif de bénévoles qui fabriquent des visières en plastiques, mais aussi des masques, dont certains ont été envoyés gratuitement en direction d’un petit village du Cantal.

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C’est Valentin, 28  ns, qui présente le lieu. « On est à la fabrique éphémère, qui a été mise en place il y a 15 jours avec les moyens de la mairie. » Ce patron d’une société d’informatique et de réseaux raconte la genèse du projet. « Pour la petite histoire, on était tous des petits « makers », qui faisions ça à la maison H-24. » « Makers », dans le jargon, désigne ceux qui créent, qui possèdent des imprimantes 3D. « Là il y a une trentaine de machines en action. Ça nous permet de réaliser entre 400 et 600 visières par jour. »

En deux semaines, son collectif a pu donner gratuitement 4 400 visières aux hôpitaux, policiers et pompiers de la région. Mais, ce mardi 14 avril, il vient d’envoyer un colis de dix masques en direction du Cantal, pour le petit village de Marcenat, et ses 500 habitants.

« Le contact, c’est mon oncle, explique Valentin. Il est très investi dans sa petite bourgade, et il m’a fait part de son désespoir par rapport aux commerçants. Ce n’est pas le milieu hospitalier, il n’y en a pas. C’est juste des lignes de vie pour les gens qui vont acheter de la nourriture au jour le jour. » Philippe Sarant, l’oncle de Valentin, est psychologue à la retraite. Il a été élu au conseil municipal de Marcenat le 15 mars dernier. « Ces masques sont partis ce mardi, j’espère que nous allons les recevoir jeudi », se réjouit le nouvel élu. 

La maire de Marcenat, Colette Ponchet-Passemard, est ravie de cette initiative. « J’ai appris ça avec joie ! C’est un conseiller nouvellement élu, qui n’a pas encore pris ses fonctions, mais qui œuvre déjà pour la commune. »

C’est émouvant, on voit qu’il y a une chaîne de solidarité entre les urbains et notre petit monde rural.Colette Ponchet-Passemard, maire de Marcenat (Cantal)à franceinfo

L’élue précise que la communauté de communes dont dépend son village produit, elle aussi, des visières de protection : 173 en deux semaines, grâce à une fabrique locale qui a déjà pu équiper les employés des Ehpad, des ordures ménagères et de la Poste qui reste en service.

Source : Franceinfo

Marino Stozza
Marino Stozza
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