Une carte pour suivre en direct les effets du confinement sur la pollution de l'air

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Une carte pour suivre en direct les effets du confinement sur la pollution de l'air

Les mesures de confinement mises en place un peu partout en Europe et dans le reste du monde ont eu comme effet collatéral de faire baisser la pollution liée aux émissions du trafic routier et des industries. 

Un outil pour visualiser la qualité de l’air depuis son canapé 

L’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), a mis en ligne une carte, mise à jour quotidiennement, permettant de visualiser les effets du confinement sur la qualité de l’air. Celle-ci s’intéresse aux concentrations de dioxyde d’azote (NO2) et de particules fines (PM10 et PM2.5), polluants connus pour avoir des effets délétères sur la santé. 

Il est important de noter qu’il est difficile de faire des comparaisons en termes de concentration de polluants atmosphériques pour la simple raison que celle-ci dépend des conditions météorologiques, qui sont par définition fluctuantes. Comme l’explique l’Ineris, il compare une situation normale (de référence) à la situation constatée depuis le confinement. À partir de cela, il est possible d’établir des scénarios d’émissions, lesquels sont ensuite corrélés aux prévisions météorologiques et intégrés au modèle de qualité de l’air Chimère (un modèle développé par l’Ineris et le CNRS permettant de simuler l’évolution des concentrations de polluants chimiques atmosphériques en tenant compte des réactions chimiques qui se passe dans l’atmosphère).   

Cette baisse généralisée de la pollution est également constatée par le satellite Sentinelle-5P développé dans le cadre du programme Copernicus de l’ESA et chargé de mesurer la quantité de gaz ayant un impact sur la santé et sur le climat dans l’atmosphère. Selon les données recueillies, c’est toute l’Europe qui voit ses concentrations en dioxyde d’azote diminuer. 

Une pollution qui fragilise

Ces données sont encourageantes quand on sait que, bien que peu d’études aient été réalisées à ce sujet, il semblerait qu’un air plus pollué rende les personnes qui le respirent plus sensibles aux virus respiratoires. C’était par exemple le cas en 2003, lorsqu’une équipe chinoise avait déterminé que les patients atteints du SRAS et vivant dans des zones relativement polluées avaient 84% de risques supplémentaires de mourir de la maladie. Dans le cas du Covid-19, c’est en Italie que les chercheurs se sont penchés sur cette hypothèse après avoir constaté que le taux de mortalité était de 12% dans le nord, région la plus polluée, et de 4,5% dans le reste du pays. À ce facteur doivent évidemment s’ajouter les nombreux autres comme l’âge moyen de la population ou sa densité, mais il permet de s’interroger sur la fragilité de certaines populations face au virus. 

Source : Sciences

Roberta Flores
Roberta Flores
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