Une nouvelle étude évalue la distanciation sociale quand on marche, court ou fait du vélo

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Une nouvelle étude évalue la distanciation sociale quand on marche, court ou fait du vélo

Un mètre, deux mètres, trois mètres? Courir côte à côte? Marcher l’un derrière l’autre? En pleine crise du coronavirus, de nombreuses questions se posent désormais lorsqu’il s’agit de sortir pour réaliser ses achats de premières nécessité ou pour effectuer une courte activité physique. 

Si le gouvernement français préconise de rester « à plus d’un mètre de distance » les uns des autres pour tenir la maladie à distance, une étude belgo-hollandaise, diffusée cette semaine, appelle à peu plus de prudence, notamment quand on pratique une activité sportive. Les résultats de l’étude, dirigée par le professeur Bert Blocken, chercheur à l’université de Louvain (Belgique) et à l’université d’Eindhoven (Pays-Bas), n’ont cependant pas encore été validés par des pairs et demandent à être confirmés. 

Mais ils partent de différentes situations pour mener leur étude: celle du cas où on marche cote-à-cote, celle où on court et celle où un pratique du vélo. 

« Si quelqu’un expire, tousse ou se mouche lorsqu’il marche, court ou fait du vélo, la plupart de ses gouttelettes sont entraînées dans le sillage qu’il laisse derrière lui. L’autre personne qui va courir ou faire du vélo juste derrière va alors traverser ce nuage de gouttelettes », explique Bert Blocken dans l’étude

Les chercheurs ont donc analysé ces trois situations, pour savoir laquelle est la moins risquée et à quelle distance il faut se tenir.

Marcher loin et anticiper

Il s’avère que la distanciation sociale rentre le moins en compte quand deux personnes marchent ou courent l’une à côté de l’autre, car les gouttelettes qu’elles projettent « se retrouvent derrière elles ».

Ceux qui sont loin derrière les deux personnes ont également moins de chance d’être touchés par le nuage de gouttelettes, sauf en cas de vent. Les personnes qui se trouvent juste derrière d’autres personnes sont, quant à elles, les plus à risque. 

Le professeur Bert Blocken recommande alors de se tenir entre quatre à cinq mètres de distance lorsque l’on marche derrière quelqu’un, à dix mètres de distance lors qu’on court ou fait du vélo derrière une personne et à 20 mètres de distance lorsque l’on pédale à grande vitesse. 

« Quand on veut dépasser quelqu’un, il est également recommandé de se décaler déjà très à l’avance par rapport à lui avant de le dépasser. Comme ça, on le double en étant loin de lui et en avançant tout droit. C’est comme lorsque l’on conduit une voiture, on anticipe toujours avant de doubler », conclut l’étude



Marino Stozza
Marino Stozza
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