Une nouvelle jumelle de la Terre et autres nouvelles du ciel

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Une nouvelle cousine pour la Terre ! En réanalysant des données enregistrées par le télescope spatial Kepler, à la retraite depuis deux ans, une équipe d’astrophysiciens a trouvé la trace d’une exoplanète passée inaperçue jusqu’ici. Toutes les observations de Kepler sont pourtant scannées par un algorithme, chargé de détecter des signaux inhabituels dans la luminosité des étoiles : quand elle faiblit légèrement de façon régulière, c’est sans doute qu’une planète lui passe devant. On appelle cela la méthode des transits – redoutable pour découvrir des exoplanètes à la pelle. Mais l’algorithme avait manqué cette planète-là, raconte la Nasa, et il a fallu un deuxième épluchage humain des données pour corriger l’oubli.

Taille comparée de la Terre et de Kepler-1649c, exoplanète 1,06 fois plus grosse. Image Nasa. Ames Research Center. Daniel Rutter

Et à côté de quoi on a failli passer ! Kepler-1649c – de son petit nom – fait 1,06 fois la taille de la Terre. Une jumelle presque parfaite. Et elle orbite dans la zone habitable de son étoile, là où la température permet la présence d’eau liquide, ce qui en fait une exoplanète vraiment exceptionnelle. Sur les 4 100 planètes extrasolaires qu’on connaît à ce jour, seule une vingtaine sont à la fois de taille terrestre et potentiellement habitables. Nos meilleures candidates pour y chercher des traces de vie extraterrestre. En janvier, TOI 700d avait rejoint cette liste de happy few.

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Située à 300 années-lumière de nous, Kepler-1649c reçoit 75% de la quantité de lumière que la Terre reçoit du Soleil. C’est assez semblable, et les températures en surface de la planète sont peut-être proches des nôtres. En revanche, l’exoplanète orbite autour d’une naine rouge, un type de petite étoile connu pour être parfois éruptive, et donc dangereuse pour son environnement… et hostile au développement de la vie.

Retour sur Terre en pleine crise sanitaire

Les astronautes se sentiront peut-être comme dans Good Bye Lenin ces prochains jours : parachutés (au sens propre !) dans un monde à la fois familier et très différent de ce qu’il était il y a six mois, la dernière qu’ils y ont vécu. Jessica Meir, Andrew Morgan et Oleg Skripochka ont atterri ce vendredi matin dans les plaines du Kazakhstan, redescendus de l’ISS où ils séjournaient depuis septembre – et même juillet pour Andrew Morgan.

Atterrissage de l’expédition 62 de l’ISS au Kazakhstan, le 17 avril. Photo Andrey Shelepin. GCTC. Nasa

Les photos de l’atterrissage les montrent souriants sur les fauteuils où on les assied tout de suite, incapables de marcher car écrasés par le retour à la gravité, dans un comité d’accueil tout en masques chirurgicaux. Sur l’ISS, les astronautes ont entre autres mené des expériences sur les fluides humains et le fonctionnement du cœur en microgravité, la mécanique des gouttes d’eau, et amélioré un spectromètre chargé de chercher l’hypothétique matière noire.

L’Américaine Jessica Meir est entrée dans les livres d’histoire spatiale en participant, le 18 octobre 2019, à la toute première sortie dans l’espace 100% féminine. Elle accompagnait sa collègue de la Nasa Christina Koch pour remplacer des batteries en panne.

Coucou la Terre, ici Bepi !

Vendredi dernier (10 avril) était un grand jour pour BepiColombo, la sonde euro-japonaise qui file vers Mercure pour l’étudier en détail. Lancée en octobre 2018, elle a suivi la Terre dans son orbite autour du Soleil pendant un an et demi et doit maintenant infléchir sa course vers l’intérieur du système solaire pour se rapprocher de sa cible. Pour entamer son virage, elle a profité de l’«assistance gravitationnelle» de la Terre en frôlant notre planète. BepiColombo nous a survolés à 12 700 kilomètres, soit la moitié de l’altitude de croisière des satellites GPS et Galileo !

La sonde a pris des photos tout au long de son approche et de son éloignement. Mises bout à bout, elles forment une animation émouvante de notre «bille bleue» vue de loin…

Ci-dessous, une version retraitée pour homogénéiser l’exposition :

BepiColombo devait être surveillée d’un peu plus près que d’habitude durant le survol. Les ingénieurs de l’ESA qui gèrent les sondes au centre de Darmstadt, en Allemagne, n’avaient jamais vécu un tel moment dans des conditions aussi particulières – une partie des salariés en télétravail, les autres devant coopérer sans s’approcher dans les locaux…

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Nasa : le retour du logo «ver»

C’est le genre de petit rien qui fait battre les cœurs nostalgiques. Le vieux logo tout rouge de la Nasa, utilisé entre 1975 et 1992, va orner une fusée de SpaceX pour célébrer «le retour des vols habités sur des fusées américaines depuis le sol américain».

La Falcon 9 qui emmènera les premiers astronautes vers l'ISS à bord d'une capsule Crew Dragon est ornée du vieux logo rouge de la Nasa.

La Falcon 9 qui emmènera les premiers astronautes vers l’ISS à bord d’une capsule Crew Dragon est ornée du vieux logo rouge de la Nasa. Photo SpaceX

Cela fait presque dix ans en effet, depuis le retrait de la navette spatiale en 2011, que les Américains n’ont pas pu se rendre sur la station spatiale par leurs propres moyens : tous les ans, ils achètent des places à bord des vaisseaux russes Soyuz, qui assurent seuls le trafic humain vers et depuis la station. Mais les choses vont bientôt changer. Deux nouvelles capsules américaines sont en cours de tests et feront bientôt leur premier vol habité. L’une est conçue par Boeing (la Starliner), l’autre par SpaceX (Crew Dragon). Cette dernière devrait décoller fin mai avec des astronautes à son bord.

Le sceau de la Nasa, son logo entre 1975 et 1992, et le logo historique utilisé aujourd'hui.

Le sceau de la Nasa, son logo entre 1975 et 1992, et le logo historique utilisé aujourd’hui. Images Nasa

«Le design à la fois rétro et moderne du logo illustrera la joie d’ouvrir une nouvelle ère du vol spatial habité», espère la Nasa. L’agence rappelle que ce vieux logo est surnommé «le ver», avec ses quatre lettres épurées qui se tordent comme des asticots rouges. Le logo historique de la Nasa avec l’orbite blanche et le chevron rouge sur fond bleu, utilisé entre 1959 et 1975 puis de 1992 à aujourd’hui, est surnommé «meatball» (la boulette de viande).

 


Camille Gévaudan

 

 

Source du post: Liberation.fr

Maria Rodriguez
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