Véligo cargo : on a testé le modèle biporteur (et on ne veut plus reprendre la voiture)

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Véligo cargo : on a testé le modèle biporteur (et on ne veut plus reprendre la voiture)

Depuis quelques semaines, le service Véligo permet aussi de louer des vélos familiaux, les cargos. Un premier modèle (triporteur) est d’ores et déjà disponible. Il sera rejoint par une version allongée et un biporteur au printemps. C’est ce dernier modèle, sur deux roues, que nous avons choisi de tester. D’une part parce que sa conduite le rapproche davantage du vélo traditionnel, mais aussi parce qu’il nous semble légèrement plus adapté aux trajets urbains que le très large triporteur.

La bonne formule pour s’essayer au cargo ?

Comme pour le VAE urbain, l’offre Cargo de Véligo n’est pas un service de location classique, il s’agit d’un prêt limité dans le temps qui a pour objectif de répondre aux questions suivantes :

  • Le vélo cargo correspond-il à mes besoins ?
  • Est-il utilisable facilement ?
  • Puis-je le stationner ou l’entreposer chez moi ou sur mon lieu de travail ?

De fait, le test d’un Véligo ne peut se faire exactement sur les mêmes critères que ceux utilisés lors d’un essai de vélo électrique classique. Dans notre cas, il s’agit davantage de déterminer la pertinence de l’offre et sa propension à donner une véritable idée de la conduite en cargo. Concrètement, s’il est important de savoir si ce biporteur affiche des performances correctes, nous le jugerons davantage sur sa capacité à donner un aperçu de la route en cargo. Enfin, la notion de rapport qualité prix ne pourra être retenue. À 80 € par mois (ou 40 euros si votre employeur prend la moitié de la location en charge), le cargo de Véligo n’a pas vraiment d’équivalent dans le commerce.

À lire aussi : on a testé Véligo : véritable incitation à passer au vélo électrique ou VAE au rabais ?

Un bus en version miniature

Esthétiquement, le biporteur de Véligo, reprend le design classique des vélos d’Ile-de-France mobilités et y ajoute un caisson à l’avant. Celui-ci est maintenu par une armature qui se termine par la petite roue directionnelle. Comme pour le Véligo classique, l’équipement est très complet, puisque le cargo est doté d’une sonnette, d’une béquille, d’u garde-boues arrière, de deux cadenas et des accessoires indispensables pour la caisse, à savoir la banquette pour les enfants et ses ceintures de sécurité ainsi que la capote pour abriter l’ensemble.

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La partie arrière est une copie conforme des Véligo actuels avec le même afficheur, pour changer le niveau d’assistance, voir l’autonomie restant ou sa vitesse. Nous retrouvons également le petit boîtier étanche qui permet de placer son smartphone et même de le recharger. Compte tenude l’autonomie réduite du biporteur, nous vous déconseillons d’utiliser cette fonctionnalité. Enfin la transmission comprend neuf vitesses sur lesquelles il convient de jouer allègrement pour prolonger l’autonomie du vélo.

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L’ensemble est plutôt rustre mais solide, quant au logo géant sur le caisson à l’effigie du service, il vous vaudra quelques moqueries amicales mais ne vous empêchera pas d’arriver à bon port. Le design n’est évidement pas une priorité pour Véligo et n’empêche en rien d’avoir un aperçu de la route en cargo. Pour autant, il n’était pas forcément nécessaire de faire du biporteur une version miniature des bus de la région.

Une légère perte de repères

Les premiers tours de roue en cargo peuvent désarçonner. Les repères classiques du cycliste sont chamboulés tant en terme d’équilibre que sur les trajectoires. Pour faciliter la prise en main, le prêt d’un cargo chez Véligo inclut une mini formation de 30 mn pour appréhender le cycle aux dimensions atypiques. C’est très largement suffisant tant la prise en main est facile. En effet, il ne faut guère que quelques minutes pour s’habituer aux manoeuvres les plus classiques.

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Il en va de même pour le système de stationnement. La traditionnelle béquille n’est pas adaptée au cargo qui opte pour un système central, emprunté aux motos. Là aussi, il n’est pas nécessaire d’être un motard chevronné pour prendre le pli. Malgré son poids important, le biporteur bascule assez facilement sur sa béquille et celle-ci se rétracte tout aussi simplement, à l’aide d’une simple poussée, lorsqu’il faut repartir. Dans les faits, les manœuvres les plus complexes ont lieu lorsqu’on roule à faible vitesse (où l’on ressent davantage le poids du cycle) et lorsqu’on doit déplacer le vélo en le poussant, pour le faire passer par une porte ou le faire entrer dans un garage par exemple. Là encore, l’habileté s’acquiert avec l’utilisation. Mais c’est bien en cela que la proposition de Véligo nous parait intéressante. En effet, des boutiques de vélo permettent d’essayer un cargo le temps d’un tour de pâté de maisons, mais cet essai en dit finalement assez peu sur un usage quotidien. Avec un à trois mois de période de test, l’aperçu de la vie en cargo est bien plus complet.

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Pour le reste, le biporteur de Véligo offre une conduite assez simple, et se pilote de manière souple. La position du cycliste est plutôt relevée, ce qui permet d’avoir une meilleure visibilité, surtout lorsque le bac devant soi est chargé. Quant à l’assistance, le moteur Bafang du biporteur n’est pas un foudre de guerre mais il permet tout de même de s’économiser. Néanmoins, sur des portions plus pentues, il trouve rapidement ses limites et il est difficile de dépasser les 18 km/h, à moins de mettre ses cuisses à contribution. Dernier regret concernant l’assistance : ce moteur Bafang a du mal à se faire oublier. Il s’agit tout simplement de l’un des modèles les plus bruyants que nous ayons eu à tester.

Le quotidien en cargo

Pour ce test nous avons souhaité pousser la logique du cargo jusqu’au bout. Voiture mise à l’arrêt, notre biporteur de location est devenu notre seul moyen de transport, que ce soit pour déposer «l’héritière» à l’école, se rendre à la rédaction de 01Net ou encore pour les petits trajets et les courses hebdomadaires. Ainsi, après une dizaine de jours d’utilisation et quelques 200 km parcourus, nous avons pu avoir un aperçu complet des capacités du cargo de Véligo, de sa propension à pouvoir remplacer une voiture mais aussi de ses limites, par rapport à un VAE classique par exemple.

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Dans les faits, la transition de la voiture au biporteur s’est faite sans encombres. Le fait d’être un cycliste régulier a sans doute aidé au processus, mais de façon marginale. Les trajets entre le domicile et l’école (3 km environ) ont semblé simples et rapides. La banquette prévue pour deux enfants au maximum (entre 3 et 10 ans) apparait quelques peu étroite, y compris pour deux jeunes enfants de 5 ans. Mais ce que nous regrettons davantage,c’est l’absence d’une protection de pluie digne de ce nom. En effet, Véligo dote son cargo d’une capote pour le protéger des intempéries, mais lorsque le caisson est occupé, cette capote devient caduque et les enfants sont exposés à la pluie.

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Sur notre trajet de «Vélotaf», nous avons également noté quelques différences. Bien évidemment, il est beaucoup moins aisé de remonter des files de voitures à l’arrêt ou de slalomer entre elles avec un vélo de 3,77m de long et de 70 cm de large. Pour autant, notre vitesse moyenne n’a pas plongé et les 20 km de trajet ont pu être réalisés en 5 mn de plus qu’avec notre VAE (soit 55 mn au lieu des 50 mn habituelles). À titre de comparaison, ce même trajet nécessite environ 1h30 en voiture lorsqu’il est fait aux mêmes horaires. Enfin, sur la partie «transport» notre cargo s’est révélé particulièrement efficace. Le bac à l’avant est plus que suffisant pour des courses alimentaires classiques et équivaut à celui d’un coffre d’une voiture du segment B.

L’autonomie : une optimisation attendue

Notre cargo de test, le biporteur, est un modèle de présérie qui n’est pas encore distribué par Véligo. En effet, contrairement au triporteur qui peut déjà être loué, le biporteur et le modèle allongé seront disponibles en mars. Le modèle qui nous a été prêté par IDF mobilités était finalisé à 95%. Véligo travaillant encore sur l’optimisation de l’autonomie, les performances finales de la batterie pourraient être légèrement différentes de celles que nous avons constatées.

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Surtout, encore plus que dans le cas d’un VAE classique, l’autonomie sur un cargo est très largement dépendante de la charge et du poids total du vélo. Aussi, les chiffres que nous vous indiquons ne sauraient avoir une valeur scientifique. Mais pour avoir une idée de ce qu’il est possible d’espérer de la part de ce biporteur en matière d’autonomie disons qu’il faut se contenter d’un rayon d’action de 40 km environ. Lors de notre meilleure tentative, nous sommes parvenus à atteindre 43 km en roulant la plupart du temps à vide. À titre de comparaison, les cargos vendus dans le commerce affichent entre 50 et 60 km d’autonomie en moyenne. Sur ce point, le Véligo fait certes un peu moins bien mais, d’une part son autonomie devrait s’améliorer avant sa commercialisation et, surtout, 40 km suffisent amplement à la plupart des trajets quotidiens. La batterie étant amovible, sa recharge est un jeu d’enfant.

La source officielle de cet article : 01net.com

Roberta Flores
Roberta Flores
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