voici le programme des expositions à Paris et en régions

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voici le programme des expositions à Paris et en régions

A Paris et en régions, des galeries et des musées ont déjà rouvert leurs portes en mai et d’autres en juin. Mais les grandes expositions d’envergure attendront septembre.

A part Azzedine Alaïa collectionneur. Alaïaet Balenciaga. Sculpteurs de la forme,lesgrandes expositions parisiennes ne seront de retour qu’à la rentrée de septembre. D’autres, plus petites, ont déjà rouvert leurs portes ou vont le faire très prochainement.

Revue de détails de ces manifestations à découvrir à Paris et en région.A noter que les sites internet des musées et galeries détaillent les mesures sanitaires mises en place pour leur réouverture.

A Paris

Depuis mai. L’un des événements d’envergure du déconfinement a été la réouverture le 20 mai de l‘expositionAzzedine Alaïa collectionneur. Alaïa et Balenciaga. Sculpteurs de la formeàl’Association Azzedine Alaïa, siège de la maison de couture parisienne du créateur tunisien.Elleinvite à découvrir en 80 modèles lescréations intemporelles de ces deux maîtresde la coupe. Deux couturiershermétiques aux effets de tendance et n’ayant jamais eu peur de refuser les systèmes liés à la médiatisation. Alors que leurs modèles ont été créés à plusieurs années d’intervalle, la similitude de travail reste bluffante : même amour des coupes épurées, similarité de la palette chromatique…

Photo de l’exposition « Azzedine Alaïa et Balenciaga, sculpteurs de la forme ». (STEPHANE AÏT OUARAB)

Depuis le 15 mai, le concept-store Merci accueille une exposition intitulée DipDye. Raviver un tissu, illuminer une étoffe… synonyme de savoir-faire et d’artisanat, la teinture a traversé les époques. Du Batik millénaire auTieandDye seventies, elle se caractérise par ses usages multiples et ses effets illimités. Les différentes techniques de teinture sont, ici, mises en scène : indigo, dégradé de couleurs, couleurs végétales etpigmentsorganiques pour une alternative respectueuse de l’environnement. Et pour l’exposition, la teinture se décline à travers une sélection de marques inspirantes : les piècesTieandDyedeRaquel Allegra,tandis queMinorquinesouMomonicôtoient le Batik deVinster….

Exposition "Dip Dye"  au concept-store parisien Merci
Exposition »DipDye » au concept-store parisien Merci (Courtesy of Merci)

Courant juin.Beaucoup d’institutions reprennent progressivement leurs activités. C’est le cas du Musée des Arts Décoratifs qui, à partir du 23 juin, rouvreson exposition temporaireHarper’s Bazaar. Premier magazine de mode, prolongée jusqu’au 4 janvier 2021. Elle devait à l’origine se terminer en juillet. Cetterétrospective, consacrée au magazine de mode américainHarper’s Bazaar,retrace les moments forts de cette revue mythique et son évolution depuis 150 ans en mettant l’accent sur les personnalités qui l’ont façonnée ainsi que sur les couturiers qu’elle a accompagnés.Soixante créations couture et prêt-à-portersont présentées ici. Ces tenues font face à des couvertures, des doubles pages et des clichés photographiques signés des plus grands photographes, parus dans la revueHarper’s Bazaar.

La Joyce Gallery, installée au Palais Royal, prolonge jusqu’au 10 juin l’exposition 800 km Maxconsacrée auVillage des Créateurs, label de marques émergentes de la région de Lyon.Le VDC a sélectionné 10 marques de la région Auvergne Rhône-Alpes, toutes répondant aux critères fixés : une fabrication de leur produit à distance raisonnée, un lieu de production à 800 km max de Lyon. Ces marques ont choisi de travailler avec les ateliers experts d’un savoir-faire, qu’ils soient à Lyon, en Région Auvergne Rhône-Alpes, en Bretagne, à Paris, en Lombardie, en Normandie…

A partir de septembre. D’importantes expositions sontdéjà reprogrammées pour la rentrée.C’est le cas deMan Ray et la modeau musée du Luxembourg(du 23 septembre au 17 janvier). En attendantsont disponibles des témoignages d’admirateurs de l’oeuvre de Man Ray, qui travaillent dans l’univers de la mode et expliquent pourquoi ils accordent une telle importance à ses créations. A découvrir aussides personnalités du monde de l’art, de la photographie et de la modequi parlent de leur rapport à cet artiste, l’influence qu’il a exercé sur eux, ce qu’il éveille, révèle encore aujourd’hui.L’expositionJean Vendome. Artiste Joaillierà l’Ecole des Arts Joailliers est prévue du 8 octobre au 18 décembre.L’entrée gratuite se fera sur réservation préalablesur le site deL’École des Arts Joailliers.LexpositionPierres Précieusesà la Grande Galerie de l’Évolution du Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec Van Cleef & Arpels, voit son ouverturedécalée au 16 septembre (jusqu’au 14 juin 2021).

En régions

Depuis le 13 mai. Le Musée de la Chemiserie et de l’Elégance masculine d’Argenton-sur-Creuse a rouvert avec l’expositionDe la fleur au tissu, le coton et la mode masculinequi y est présentée jusqu’au 6 décembre. Le coton, introduit en Europe dès le 16e siècle, a bouleversé leshabitudes vestimentaires. C’est aujourd’hui la fibre la plus utilisée dans l’industrie textile. Issu du cotonnierGossypiumde la famille desMalvacées, l’arbuste pousse dans des régionschaudes et humides. Si auxÉtatsUnis, sa production est mécanisée, sur le continent africain la cueillette se fait à la main. Mais c’est lecontinent asiatique qui est le 1er producteur de coton au monde avec 6 millions de tonnesannuelles produites par la Chine, devant l’Inde. L’exposition metl’accent sur l’histoire de cette fibre textile, sa production, son commerce, ses techniquesd’impression et de tissage. Les collections d’hier et d’aujourd’hui illustrent la forte présence ducoton dans le vêtement masculin et en particulier dans la chemise masculine, des créateurs demode aux grands chemisiers parisiens.

Depuis le 13 mai (et jusqu’au 14 juin). D’autres expositions sont prolongées. Ainsi le Musée de la Chemiserie et de l’Elégance masculineprésente aussi 45 oeuvres d’artistes européens, retenues dans la cadre du concours Keep Your Eye on the Planet, organisé par l’associationInitiative germano-afghane (la DAI). Le défi consistait pour les artistes à inclure un oeilbrodé par les femmes afghanes dans une composition textile.Les aspects écologiques ont été traités par de nombreux artistes, en particulier la mer, l’extinction de la faune ou le monde végétal mais aussi les déchets et leursconséquences écologiques. Aujourd’hui, 200 femmes de trois villages du nord et de l’ouest de l’Afghanistan, réalisentà la main des pièces uniques vendues par la DAI en Europe. Avec leurs revenus, cesbrodeuses aident à améliorer la situation financière de leur famille voire même à garantir leur indépendance.

Même topo pour Sophie Hong : Des feuilles du mûrier le temps fait des robes de soie. L’exposition, qui se tient à la Piscine à Roubaix,redémarre le 9 juinjusqu’en septembre.La Piscine renoue avec ses racines textiles en mettant à l’honneur cette créatrice singulière – peintre, céramiste, designer, éditrice – qui vit entre Taïwan et Paris. La styliste taïwanaise développe très jeune une passion pour les vêtements et l’art. Son travail mêle l’élégance et la pureté de la tradition des costumes chinois et la contemporanéité de ses recherches sur la relation de l’Homme à la matière, à la fonction du vêtement et à la nature.

Exposition "Sophie Hong : Des feuilles du mûrier le temps fait des robes de soie" à la Piscine de Roubaix
Exposition »SophieHong: Des feuilles du mûrier le temps fait des robes de soie » à la Piscine deRoubaix (Sophie Hong)

Courant juin. L’ouverture de l’exposition« Playground, le design de sneakers »auMusée des arts décoratifs et du design de Bordeaux (madd-bordeaux)est prévue pour le 20 juin et la date de fin est prolongée jusqu’au 10 janvier 2021. Baskets, tennisou sneakers… elles ont marqué notre façon de vivre et de nous habiller depuis le début du XXe siècle. Portées par des millions de personnes à travers le monde, les sneakers sont devenues, en quelques décennies, un objet de consommation de masse qui transcende le genre, l’âge et les milieux socio-culturels. Comment une simple chaussure de sport quitte-t-elle les terrains pour s’imposer comme un véritable accessoire de mode et générer une rivalité industrielle aux enjeux économiques colossaux ? Avec 400 paires, des films, des documents d’archives, des photos et des témoignages, l’exposition retrace l’évolution de cette industrie et présentera la sneaker dans toutes ses dimensions culturelles.

Expsoition "Playground, le design de sneakers" au madd-bordeaux ! modèèle Martin Sallières, projet Shoelab, 2018
Expsoition « Playground, le design desneakers »aumadd-bordeaux! modèèleMartin Sallières, projet Shoelab, 2018 (Martin Sallières)

A partir du 29 juin, le Mucem Fort Saint Jeanà Marseille accueilleVêtements modèles.Du débardeur au jogging en passant par le bleu de travail, le kilt et l’espadrille, l’exposition suit le parcours de cinq pièces qui ont traversé le temps et les modes.Comment le débardeur ou le bleu de travail, conçus pour habiller des métiers, se sont-ils imposés comme des sources d’inspiration ou comme des basiques de l’industrie de la mode ? Pourquoi le kilt et l’espadrille, associés à des géographies précises, ont-ils connu une diffusion mondiale jusqu’à être adoptés dans le vestiaire courant ? Quels chemins le jogging emprunte-t-il pour s’affranchir de l’usage sportif et devenir l’un des emblèmes de la culture urbaine ?À l’heure où l’on s’interroge sur la notion de durabilité, ces vêtements permettent de mettre en lumière les notions d’artisanat et de patrimoine vivant et d’évoquer les enjeux de conservation et de sauvegarde qui les accompagnent.200 pièces sont présentées en dialogue avec des dessins, estampes, photographies, films, clips et archives.

Enfin, il faudra attendre le 15 juillet pour visiter la Cité de la dentelle et de la mode de Calais.

Source : France Info

Maria Rodriguez
Maria Rodriguez
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